samedi 1 mai 2010

L'intolérance au bruit

raison numéro deux pour laquelle je ne veux pas être mère : l'intolérance au bruit


Moi : Bonjour. Mon nom est Magenta et je suis intolérante.
Le groupe d'IA (intolérants anonymes) : Bonjour, Magenta!

Oui, je suis intolérante. Je suis aussi impatiente et exigeante. De belles qualités pour ne pas être mère.

Je suis plus sensible aux bruits que la plupart. Les gens qui sapent leur soupe, qui jouent de la batterie sur leur bureau avec un crayon, qui tapent du pied lorsqu'il y a de la musique, qui mâchent leur chewing-gum telle une vache, qui parlent fort, qui crient pour rien, qui écoutent de la musique tellement fort dans leur appart' que mes meubles vibrent, mais aussi les chiens qui jappent sans arrêt, et les enfants qui braillent ÇA M'ÉNERVE AU PLUS HAUT POINT.


Surtout les pleurs d'enfants. S'il y a un irritant que je mettrais en haut de ma liste, c'est bien celui-là. Il m'exaspère, m'irrite, me rends violente intérieurement. Je prendrais ou l'enfant ou le parent et je le défenestrerais! Oui, mesdames, je suis extrêmement intolérante aux bruits.

Et ça, c'est plutôt incompatible avec le fait d'élever des enfants, non? Lorsqu'ils ne pleurent pas, ils font quand même du bruit avec leurs jouets qu'ils tapent partout afin de découvrir leur univers. Plus tard, ils invitent des amis à la maison et c'est des grands cris, des courses et d'autre source de bruit.

Je. N'aime. Pas. Le. Bruit.



Ce n'est pas les enfants que je n'aime pas. J'aime bien passer un peu de temps (rarement plus de deux heures, vous comprendrez pourquoi) avec un enfant sage, qui ne pleure ni ne chahute... mais ça ne dure pas longtemps. Je ne suis donc pas anti-bébé, mais anti-bruit.

ps: aucune des images ne m'appartient. Je les ai glanées ça et là sur le Web.

15 commentaires:

bugslady a dit...

Un p'tit qui pleur ou pète une crise en plein endroit publique, je ne suis pas capable. Ça m'irrite au point que je pourrais réagir violemment.
J'en ai déjà eu un qui pleurait et criait à plein poumon en face de chez moi et la mère ne semblait rien faire. Je commençais à voir rouge parce que ça l'a duré pas loin d'une heure.

Kathy

Laetitia a dit...

Petite anecdote rigolote :
Mon ami et moi étions dans un grand magasin de meubles suédois quand nous croisons une mère et son enfant en pleine crise de larmes. La mère lui demande nonchalamment de se calmer sinon il allait se ramasser une fessée. Evidemment aucun effet.
Mon ami lui a donc sorti un truc du genre "Si vous ne lui donner vous permettez que je m'en occupe ?"
Technique très efficace pour faire fuir maman et bébé et qui pleure !! :P

Magenta Baribeau a dit...

Hahaha! Quel culot, bravo! :)

Anonyme a dit...

Je suis très impatiente et je n'aime pas beaucoup le bruit. Donc je n'aime pas beaucoup certains des amis de mon fils (4 ans et demi). Donc je ne passe pas beaucoup de temps avec la mère de l'ami de mon fils, vous comprenez ? Mais l'autre fin de semaine, j'ai accepté d'aller au parc avec eux... Mon fils est calme. Son ami est un vrai petit monstre. On traversait la rue toute la belle trâlée main dans la main quand je dis au sapristi de petit diâble qui est même pas le mien d'arrêter de crier deux minutes. La mère du diâble me regarde : «T'es vraiment pas patiente hein toi ?» Savez-vous ce que j'ai répondu ? Ça ressemblait à quèque chose de même, voici : «Non chu pas patiente. CHU PAS PATIENTE ! Toutes mes meilleures amies le savent, ok. Mais toi pis moi on se connait quasiment pas, nos enfants vont juste à la même garderie. Quand on me connait comme il faut, ben on me prend de même. D'ailleurs mon fils le sait lui-même que chu pas patiente, je lui explique souvent. Bon astheure viens-t-en ti-pet, on s'en va 'à maison.» «Vous venez pas souper chez nous ?» «Non, j'ai besoin de me reposer.» «Qu'est-ce tu ferais avec deux, toi ?» «Ben t'as-tu remarqué que j'en ai juste un ? Hein ?»
Ben oui c'est ça hein bravo, 'est bonne elle, 'a n'a DEUX petits monstres !
Urb-Annie

Magenta Baribeau a dit...

Ouf, j'avoue que c'est pas facile à gérer des situations comme ça!

C'est vrai que nombre de mères doivent être aux prises avec des enfants, amis du leur, qui les énervent et avec les mères de ces petits qui peuvent les énerver encore plus que les cris d'enfants. Une minute de silence pour la patience des mères qui doivent subir en plus des cris de leur fils, ceux des amis du fils et les mamans plates qui viennent avec les amis du fils ;)

Anonyme a dit...

Héhé, merci pour l'empathie ! En tous la maman de l'ami, je vais jamais prendre une bière avec. ;-)
Urb-Annie

Magali A. a dit...

Pareil. Je suis secrétaire médicale, je suis entourée pr le bruit au travail, je ne supporte plus le bruit ! Quand c'est des adultes, je me retiens un peu et puis je leur dis de parler moins fort à côté de moi (j'entends plus mon compte-rendu dans les écouteurs). J'ai rembarré ainsi plusieurs fois des ambulanciers ou même des infirmières. Mais quand ce sont des enfants... Misère, j'ai envie de leur mettre une claque ! Non seulement ils font du bruit mais en plus ils courent partout et vont là où c'est privé. J'ai vraiment envie de leur dire quelque chose quand c'est comme ça mais je n'ose pas... Ce n'est pas à moi à éduquer les enfants des autres, voilà ce que je pense. Mais quand même, on devrait éduquer les parents à être parents ! Etre parent, ca s'apprend ! (Et si on veut pas apprendre, on fait comme moi, on s'abstient de devenir parent !)

Anonyme a dit...

Salut,
Je ne supporte pas les enfants et leur bruit. 9 enfants sur 10 ne sont pas tenus par les parents.
Le silence est d'or. les enfants empêchent les gens de communiquer entre eux. Ce sont des monstres, des bouffeurs de tout, parfois des tueurs, des pervers manipulateurs (Freud avait raison).

sedneM a dit...

Je rêve ou parle-t’on ici de l'ENFANT? parce que vous parlez comme si c'étaient des "choses", de quel droit jugez-vous un parent qui gère, bien ou mal, une crise en public??? Je suis parent, de 2 enfants (8/2 ans) je DETESTE le bruit: des gens grossières, des ados malpolis avec leur techno à fond, du klaxon des minables cachés derrière leur volant... etc., etc.,... J'aurais répondu une fois a un petit imbécile qui m'a fait une remarque lorsque mon fils pleurait dans un bus: - "Vous êtes libre de vous éloigner d'ici, en revanche, moi, les prochains minutes, ou que j'aie il ne va pas se calmer!" Il a préféré descendre au prochain arrêt car il a compris qu'il était en train de gêner plus que les pleurs de mon enfant... Comment osez-vous ?
F. Mendes

Magenta Baribeau a dit...

@sedneM: Comment osons-nous? Parce que nous le pouvons. Je ne crois pas que l'ENFANT soit sacro-saint. Et que tout ce que ce petit être fait doit être adoré. Ceci dit, je ne blâme aucunement les enfants pour les crises qu'ils font en public. Ils ne savent pas ce qu'ils font. Par contre, certains parents ne savent pas non plus éduquer correctement leurs enfants. Je dis bien ici "certains" parents, et non pas tous les parents. La plupart des parents que je connaisse ne laissent pas leurs enfants hurler dans l'autobus ou dans un restaurant sans essayer de calmer l'enfant parce qu'après tout, un bébé quand ça hurle, c'est qu'il/elle a besoin de quelque chose et ce n'est pas pour faire chier tout le monde. N'empêche que certains parents qui laissent les enfants donner des coups de pied dans les chaises des autres au resto impunément, qui les laisse hurler sans s'en occuper, moi, ça me purge et je me réserve le droit de m'en insurger et de dire que c'est extrêmement dérangeant.

Steve a dit...

Sans déconner, pour moi, c'est l'enfer. Je suis un homme mais bon j'imagine que tu seras pas contre le retour de quelqu'un du genre masculin.

A cet instant, à regarder ma fille objectivement, après 5 ans d'échecs et d'oppositions à me prendre dans la gueule que je ne sais pas bien faire car j'ose vouloir la tenir et l'éduquer, que je ne sais pas la rassurer, que je ne sais pas jouer comme elle veut... je suis sec, rincé.

En tout ce bruit, ça me rend fou littéralement. J'aspire à la catharsis tous les jours. Redescendre de ces états émotionnels où je suis proche de la folie tellement ça vient titiller une plaie qui jamais ne peut se refermer. Je pensais être calme et patient, mais je suis devenu intolérant et intransigeant. Qu'on vienne me dire qu'elle n'a fait que révélé ma vraie nature. Sincèrement, j'en doute car je redeviens calme quand je peux ne pas la voir pendant un certain temps.

J'aurais aimé avoir la force de contrer cet héritage et d'avoir eu la présence d'esprit de critiquer le discours irréfléchi d'une famille qui vantait le mérite d'être parent comme si cela donnait une valeur à un individu. C'est tellement bien d'avoir de la vie à la maison. Je n'avais pas compris les implications. Je n'aspirais pas à monter dans l'échelle sociale, ni à assoir mon rôle de chef de famille. Je voulais simplement rencontrer et partager la vie d'une personne avec la volonté qu'elle soit libre. Putain, j'ai été bien con.

Quand je dis ça autour de moi, les gens ne comprennent pas. Pourquoi ça m'étonne pas que ce soit outre atlantique qu'il faille aller chercher des gens avec une réflexion différente. Et encore, si c'est comme ça au Québec, ici en France, ça me semble encore pire avec leurs 2.1 enfants par femme. Je peux plus les voir mes "compatriotes" Français. Ah c'est sûr j'ai bien galéré pour me faire vasectomiser ici. On m'a traité d'inconscient, d'irresponsable car j'osais avoir la prétention de savoir ce que je voulais.

Je n'ai pas honte de le dire, je me suis trompé. J'aurai aimé avoir eu la réflexion et l'affirmation que tu sembles avoir trouvées. Mais à défaut de l'avoir déterminé sans commettre d'erreur, c'est au moins clair maintenant. Plus jamais pour ma part.

Steve a dit...

Sans déconner, pour moi, c'est l'enfer. Je suis un homme mais bon j'imagine que tu seras pas contre le retour de quelqu'un du genre masculin.

A cet instant, à regarder ma fille objectivement, après 5 ans d'échecs et d'oppositions à me prendre dans la gueule que je ne sais pas bien faire car j'ose vouloir la tenir et l'éduquer, que je ne sais pas la rassurer, que je ne sais pas jouer comme elle veut... je suis sec, rincé.

En tout ce bruit, ça me rend fou littéralement. J'aspire à la catharsis tous les jours. Redescendre de ces états émotionnels où je suis proche de la folie tellement ça vient titiller une plaie qui jamais ne peut se refermer. Je pensais être calme et patient, mais je suis devenu intolérant et intransigeant. Qu'on vienne me dire qu'elle n'a fait que révélé ma vraie nature. Sincèrement, j'en doute car je redeviens calme quand je peux ne pas la voir pendant un certain temps.

J'aurais aimé avoir la force de contrer cet héritage et d'avoir eu la présence d'esprit de critiquer le discours irréfléchi d'une famille qui vantait le mérite d'être parent comme si cela donnait une valeur à un individu. C'est tellement bien d'avoir de la vie à la maison. Je n'avais pas compris les implications. Je n'aspirais pas à monter dans l'échelle sociale, ni à assoir mon rôle de chef de famille. Je voulais simplement rencontrer et partager la vie d'une personne avec la volonté qu'elle soit libre. Putain, j'ai été bien con.

Quand je dis ça autour de moi, les gens ne comprennent pas. Pourquoi ça m'étonne pas que ce soit outre atlantique qu'il faille aller chercher des gens avec une réflexion différente. Et encore, si c'est comme ça au Québec, ici en France, ça me semble encore pire avec leurs 2.1 enfants par femme. Je peux plus les voir mes "compatriotes" Français. Ah c'est sûr j'ai bien galéré pour me faire vasectomiser ici. On m'a traité d'inconscient, d'irresponsable car j'osais avoir la prétention de savoir ce que je voulais.

Je n'ai pas honte de le dire, je me suis trompé. J'aurai aimé avoir eu la réflexion et l'affirmation que tu sembles avoir trouvées. Mais à défaut de l'avoir déterminé sans commettre d'erreur, c'est au moins clair maintenant. Plus jamais pour ma part.

Magenta Baribeau a dit...

Merci Steve, pour ton commentaire. Je sympathise! Et bon courage surtout!

Sarah a dit...

Bonjour ! J'arrive deux ans apres la guerre et apres un passage sur tes autres billets (notamment sur le non desir d'enfant et celles dont le conjoint en veut un mais pas elles), ca fait plaisir de se sentir moins seule et c'est tellement etrange que toutes les histoires se ressemblent !

J'ai adoré ton entrée en matiere : "je suis intolérante, impatiente et exigeante." Car c'est également mon cas, je ne supporte pas les enfants qui hurlent et piquent des crises au resto ou dans les transports en commun (dans l'avion n'en parlons meme pas). En fait ce n'est pas "j'aime les enfants mais je n'en veux pas" c'est plutot "je n'aime pas les enfants (ce qui ne veut pas dire que je leur veux du mal), et je n'en aurai pas !"

J'ai 22 ans et j'ai toujours su que je n'en voudrai pas ! Et on ne peut pas compromettre sur les enfants, donc je ne changerai pas d'avis.

Magenta, je ne sais pas en quoi consiste tes recherches pour ton documentaire, mais ca m'intéresse !
slw57@hotmail.fr

Au plaisir de continuer à vous lire !

Anonyme a dit...

Haha,la comparaisson avec Monsieur Bruit!Le pauvre risque d'avoir de la difficulté à devenir ton ami.

Marie-Pier