vendredi 24 décembre 2010

Joyeuses Fêtes

Je voulais vous souhaiter de joyeuses Fêtes en cette période qui peut parfois être difficile pour beaucoup. Ce temps passé en famille peut d'ailleurs provoquer des anecdotes dont seuls les gens avec un bon sens de l'humour sauront en rire au lieu d'en pleurer.

Je vous inviterais d'ailleurs à me raconter des faits cocasses, amusants... ou même choquants et blessants qui vous sont arrivés en côtoyant vos proches. 

(La photo provient de: Awkward Family Photo: Holiday Photo Contest... ça vaut le détour!)

D'ailleurs, une journaliste me demandait récemment si les childfree aimaient Noël. J'ai sans hésité répondu que moi, Noël, j'aimais bien, mais que chacun avait sa petite opinion là-dessus. Venant d'une toute petite famille, mes réveillons ont toujours été bien tranquilles, sans enfants en train de courir partout, crier, rire ou pleurer, sans oncle saoul, sans vieille tante aigrie pour me demander pourquoi j'ai choisi une vie malheureuse sans enfant. Bref pour moi, Noël, c'est une soirée passée avec ma mère que j'aime beaucoup et mon conjoint, à manger des petites bouchées, boire des bulles et déballer plein de petits cadeaux. Comment ne pas aimer ça? Pour moi, Noël, c'est la classe, c'est tranquille et relax.

Il y a quelques années, j'ai par contre vu un Noël typique québécois, dans la famille de mon conjoint, avec une quinzaine de personnes, de la dinde, une bûche de Noël, des enfants, des grands-parents... bref tout le tralala. Et j'ai eu peur. Même que j'en ai fait une crise d'anxiété, faute de n'avoir jamais vécu quelque chose de ce genre avant.

J'ai donc compris pourquoi certains childfree comme moi, qui sont mal à l'aise avec les enfants et ne savent pas qu'en faire, peuvent ne pas adorer les gros partys de famille. 

J'ai aussi rencontré d'autres childfree qui, même s'ils ne veulent pas d'enfant, adorent leur famille, les enfants des autres et tripent ben raide (traduction pour mes lecteurs européens: s'amusent énormément).

Bref, les childfree sont divisés sur Noël. C'est pourquoi je vous invite à partager avec moi vos sentiments sur le temps des Fêtes et surtout les anecdotes amusantes (ou non) qui vous sont arrivées en cette période de l'année.

Sur ce, voici mes voeux pour 2011 : que notre société gaga pour les bébés déchante un peu et comprenne qu'un enfant, ça peut être mignon, mais que ce n'est pas un dieu non plus et que notre décision de ne pas avoir d'enfant soit plus comprise et donc que nous soyons moins jugé(e)s et critiqué(e)s.

samedi 11 décembre 2010

Une couple crée un blog pour décider s'ils gardent leur bébé ou non

Catherine Vanesse, qui a collaboré d'un billet il y a quelques semaines, m'informait récemment de l'apparition d'un blog américain intitulé "Birth or Not: Help Us Decide, a Real Abortion Vote" sur la blogosphère, où un couple qui attend un enfant demandait aux gens de voter à savoir s'ils devraient le garder ou non. Ils ont attendu jusqu'à la date limite pour pouvoir avoir un avortement pour donner le résultat du vote et obéir à l'opinion publique.

Ils ont été très médiatisés, et leur entrevue sur CNN leur apporta plus d'un million de votes. 


Je ne sais trop que penser du concept derrière ce blog. C'est bien, la démocratie, mais j'ai toujours vu la procréation comme étant un choix personnel.


Je me questionne réellement quant à savoir pourquoi ces Américains ont voulu personnaliser le débat sur le droit à l'avortement. Ils disent sur leur blog: 
"Voting is such an integral part of the American identity.  We vote on everything.  (...) Why not vote on whether to continue or abort an actual pregnancy? Your vote can help a real couple to make a decision on this issue."
C'est beau, en théorie. En pratique par contre, je trouve ça plutôt con. Je mets fin au suspense... le vote (quelle surprise!) a voté pour qu'ils gardent le bébé... et donc ils le garderont. Quelle belle raison d'avoir un enfant! 

Je tiens ici à préciser que je trouve qu'il y a d'excellentes raison de faire des enfants... et de très minables aussi.Comment expliquer à son enfant lorsqu'il posera la question à ses parents: "M'avez-vous désiré, souhaité?" "Bien, en fait, pas vraiment, si les gens avaient voté autrement, tu aurais été avorté." Wow!

De plus, je vais jusqu'à me demander s'il n'y aurait pas là des intentions cachées. Puisque ce blog a été très médiatisé aux États-Unis, pays plutôt puritain et de droite, je me questionne si ce blog n'a pas toujours été pro-vie, déguisé en sondage d'opinion, mais avec un parti pris? Qui va donc vérifier s'ils ont bien compté les votes? 

J'ai commencé à me poser la question lorsqu'ils ont publié les résultats du vote et commencé à dénoncer les "votes frauduleux" en disant que 99,2% d'entre eux étaient de la part de gens qui étaient en faveur de l'avortement. Et vlan dans les dents!

Bon... on dirait que je deviens une de ces adeptes des conspirations, mais n'empêque que je ne peux m'empêcher de penser qu'il se peut qu'il y ait beaucoup plus derrière ce blog qu'un simple couple un peu con. 

Et vous, qu'en dites-vous? Connaissiez-vous ce blog? Et que pensez-vous du concept de demander à la population si on devrait garder bébé ou l'avorter?

jeudi 9 décembre 2010

Un film allemand sur la dépression post-partum: L'Étranger en moi.

Je tiens à commencer ce billet en m'excusant de mon absence de la blogosphère depuis quelques semaines. J'ai été très occupée à rencontrer des gens fort intéressants pour mon documentaire... et à me moucher à répétition. Bref l'inspiration pour écrire m'a manqué...

Je reviens donc à l'écriture pour vous parler d'un film allemand Das Fremde in mir (L'Étranger en moi) prisé à Cannes en 2008.

Je n'en ai vu que des extraits, mais j'ai entendu plusieurs critiques positives à l'émission Cinémas le magazine sur les ondes de TV5.

Une jeune maman de 32 ans se sent déconnectée de son nouveau-né peu après sa naissance. Sans aide autour d'elle, elle vit ce qu'elle croyait être un rêve comme un cauchemar, sombre dans la dépression et en vient à détester ce bébé qui envahit son espace.

Je ne sais pas si quelqu'un parmi vous a eu la chance de voir ce film. La prémice semble intéressante puisque ce film parle d'un tabou (et que j'aime qu'on jette de la lumière sur les non-dits.) L'Étranger en moi semble donc parler d'une maternité pas toujours rose où avoir un enfant peut être cauchemardesque.

Sans vouloir révéler la fin, j'ai cru comprendre que tout finissait quand même par s'arranger et que les choses se plaçaient. N'empêche que j'aime qu'on traite de la maternité comme était quelque chose de difficile par moments et non ce qu'on a malheureusemnet trop souvent l'habitude de voir: des parents heureux, frais et dispos, vivant dans une maison bien rangée avec leur nouveau-né calme et souriant, comme si avoir un enfant ça ne changeait presque rien.

J'aime le réalisme (bien que ce soit une fiction et non un documentaire) et qu'on montre les choses comme elles le sont réellement. Avoir un enfant, c'est pas toujours rose! (C'est d'ailleurs pourquoi j'admire ceux qui font le choix d'en avoir et que moi, je n'en veux pas.)


Voici donc la bande annonce du film allemand sous-titré en français.