jeudi 17 février 2011

Ne pas vouloir d'enfant... alors que son conjoint en désire

J'ai décidé de rester dans la thématique "couple" pour encore quelques billets, mais cette fois-ci aborder un sujet un peu lourd: que faire si on est childfree, mais dans un couple où son conjoint ne l'est pas.

Ouf, gros sujet! Je me métamorphose momentanément en auteur de "blog du coeur", le temps de vous donner quelques pistes.

Je vous avoue d'emblée que je n'ai pas la réponse. J'ai eu la chance de rencontrer mon conjoint à l'âge de 30 ans et donc dès nos premières sorties, je lui ai dit: "Écoute, je ne veux pas avoir d'enfants. Je comprends que cette étape peut être super importante aux yeux de certains, mais ce n'est pas le cas pour moi et je me connais assez pour affirmer que je ne changerai pas d'idée. Donc je préfère te le dire tout de suite." 

Il n'y a pas vu de problème et m'a avoué candidement qu'il n'en voulait pas maintenant et que si un jour ça lui manquait, il m'en parlerait. J'ai quand même dû lui exposer mes positions au début de notre relation. Il n'avait jamais rencontré d'autre femme comme moi, qui s'exprimait sans gêne à propos de son non-désir d'enfant. Il a avoué qu'il ne s'était jamais interrogé sur la question, ayant toujours pris pour acquis qu'un jour il allait être père simplement parce que c'est "la chose à faire". Je crois d'ailleurs que mes arguments l'ont convaincu sans trop d'effort (comme il n'avait pas vraiment de parti pris, ce n'était pas si difficile.). 

Heureusement, jusqu'à présent, il n'a pas changé d'idée. Je ne sais d'ailleurs pas trop comment je réagirais s'il m'apprenait demain qu'il rêve d'être papa et que notre vie lui semble vide... Je crois que j'en serais un peu insultée, franchement.

Mais bon, je partage cette tranche de vie avec vous parce que je me rends bien compte que je suis une privilégiée. J'ai rencontré des femmes dans le cadre de mon documentaire qui avaient rencontré leur conjoint assez tôt, dans la début vingtaine, à l'époque où on ne se pose pas nécessairement des questions sur l'avenir du couple quant à la procréation. Et donc après 10-12 ans de vie commune, elle s'aperçoit que son conjoint commence à évoquer de plus en plus souvent le fait d'avoir des enfants et qu'elle... ne souhaite aucunement être mère.

Que faire?

Sujet épineux. Franchement, je n'ai pas la réponse. Nombre d'avenues sont possibles:

a) Celle de la discussion où l'un finit par convaincre l'autre et les deux parties s'entendent sur un avenir qui peut plaire aux deux.

b) Celle où l'un n'arrive pas à convaincre l'autre et qu'ils vivent dorénavant dans une certaine incompréhension - pouvant d'ailleurs mener à d).

c) Celle où l'un convainc l'autre de se plier à ses désirs, mais qu'une moitié du couple vit frustrée.

d) Celle où le couple se sépare.

Il y a donc possibilité d'un dénouement heureux. Mais aussi la possibilité que ce soit la fin du couple.

Mais cette réalité s'étend à bien plus que le désir d'avoir ou non des enfants. La même chose est vraie d'emménager dans une autre ville. De vivre à la campagne ou lieu de la ville, près de la mer ou en montagne, etc.

Bref, tout ça pour vous dire que bien que je ne détienne pas la solution miracle à ce problème, vous n'êtes pas seules. Nombre de couples sont aux prises avec ce dilemme. C'est pourquoi ma seule recommandation serait de bien réfléchir à vos motivations, d'un côté comme de l'autre: pourquoi voulez-vous avoir des enfants, pourquoi n'en voulez-vous pas?, et de communiquer honnêtement avec votre conjoint. Peut-être allez-vous comprendre les raisons qui vous échappaient. Peut-être allez-vous convaincre ou être convaincu et allez continuer de vivre une vie heureuse. Mais peut-être aussi est-ce irréconciliable et faut-il envisager une possible rupture.

Lecture que je vous conseille grandement: Épanouie avec ou sans enfant d'Isabelle Tilmant qui explore justement pourquoi certaines veulent être mères, alors que d'autres préfèrent un autre genre de vie. Quelles sont les motivations conscientes et inconscientes qui jouent un rôle dans la prise de décision. À lire!

33 commentaires:

Anonyme a dit...

sujet interessant et pratiquement inévitable...Je suis dans la même situation que vous et mon ami ne souhaite pas d'enfants...pour l'instant...mais que se passerait il si lui ou moi viendrait a changer d'avis ? une des premières choses a faire est d'être honnête : dire franchement si on ressent le désir d'enfant. Et être pret a envisager une séparation si une différence childfree apparait. Il vaut mieux se séparer sans enfant que laisser venir un enfant au monde et se séparer par la suite (erreur de beaucoup de couples)
Mesurer les avantages et inconvenients d'être childfree (et je crois qu'il y a plus d'avantages ;))
En tout cas billet interessant et longue vie a ce blog !

Magenta Baribeau a dit...

Merci pour votre commentaire, c'est bien apprécié :)

Anonyme a dit...

Vous lire me fait un bien incroyable... Ne pas être seule dans cette société où la famille est devenue une religion c'est un soulagement.

Je vis avec ce très fort stress depuis que j'ai rencontré mon compagnon. Il sortait d'une relation avec une fille qui avait un enfant et pour lui, c'était normal qu'il en ait un aussi par la suite.

Tout le monde autour de lui commence à attendre la cigogne. Je lui ai dit que je n'en aurais pas il y a environ 6 mois, il m'a dit que ça lui faisait un choc puis, j'ai laissé aller les choses, sans en reparler.

On est toujours ensemble, il semble accepter la situation et même me consoler quand je me fais "agresser" par un pro-famille qui se fait trop insistant et veut absolument que je lui "ponde" des amis pour ses enfants.

Notre couple va très bien par ailleurs, mais j'ai toujours peur qu'il me dise un beau matin que ça ne marche plus pour lui, qu'il a trop besoin d'être père. :(

Parce que c'est clair que je ne céderai pas. Ce serait me manquer horriblement de respect à moi-même et détruire ma vie.

Un bon point pour moi, et je tiens à le partager à vos lectrices: mon gynécologue (Dr Granger, à Ste-Justine, et par ailleurs consultant à la clinique Procreea!), m'a demandé un jour lors d'un examen si je voulais des enfants. Devant mon refus, il a spontanément déclaré: "Dans ce cas-là, vous ne devez absolument pas en avoir: les femmes qui ont des enfants sans le vouloir fortement sont terriblement malheureuses, presqu'autant que celles qui en veulent absolument et sont infertiles".

Il m'a tellement soulagée! Maintenant, en plus de mon refus, je peux officiellement dire que mon médecin m'a dit que je ne devais pas en avoir, que ce serait mauvais pour ma santé mentale.

Comme je vis mal la pressoin de la société, ça m'aide beaucoup d'avoir un médecin de ce calibre de mon côté! :)

Magenta Baribeau a dit...

Merci pour votre témoignage. Et tant mieux si mon blog peut vous apporter un peu de soulagement :)

Je crois que vous avez une très bonne façon de voir les choses et vous semblez en paix avec vous-même. J'espère que votre conjoint (et le mien aussi) nous aimeront assez pour considérer passer une vie avec nous sans enfant (à la maison). Je spécifie parce que je sais que mon conjoint a très hâte d'être oncle (ou parrain) et donc tant mieux pour lui s'il peut satisfaire son besoin d'avoir des enfants près de lui de cette manière. De mon côté, je ne sens pas ce besoin d'enfant, mais je peux le comprendre :)

Virginie a dit...

Avoir un enfant quand on le désire tous les deux, c'est déjà une sacrée épreuve pour le couple. J'aime ma fille de tout mon coeur, nous l'avons voulue, mais fin de grossesse et accouchement cauchemardesques, fatigue, coliques, nuits interrompues, ça m'a pas rendue toujours très zen, je l'avoue!

Mais alors, avoir un enfant quand la mère ou le père ne veut pas vraiment mais se "sacrifie" pour l'autre, c'est courir à la catastrophe.
Et si l'homme doit se sentir pris au piège dans une situation pareille, en tant que femme, vivre une grossesse et un accouchement non voulus... Brrr.

Anonyme a dit...

Bonjour à toutes,
Lire tous ces commentaire me fait un bien fou et me déculpabilise un peu. J'aurai bientôt 34 ans, je suis mariée depuis 6 ans et je ne veux pas d'enfant. J'en ai jamais voulu mais je pensais qu'avec l'âge je changerai d'avis mais pas du tout. Quand je me suis mariée, mon mari était dans le même optique que moi, c'est à dire de ne pas avoir d'enfant (il était catégorique). Aujourd'hui, il a totalement changé d'avis et quand j'ai abordé le sujet avec lui en lui faisant part de mes ressentis, il m'a fait comprendre qu'il me quitterait si je n'en faisait pas au moins un. J'ai donc essayé de me convaincre d'en vouloir en y voyant que les bons côtés mais je n'y arrive pas. Je n'en veux pas ! Mon mari croit maintenant que nous allons en faire un (je repousse toujours l'échéance avec une bonne excuse) mais je vois pas comment lui annoncer que finalement je n'ai pas changé d'avis car je ne veux pas qu'il me quitte.
Je me pose tout de même beucoup de questions, notamment quand je vois qu'autour de moi tout le monde fait des bébés (soeur, amies...) :
- est ce que je ne vais pas le regretter un jour,
- serais je encore sur la même longueur d'onde que mes amies filles qui, elles ont eu des enfants,
- ne vais je pas finir ma vie toute seule,
Je ne sais vraiment plus quoi faire ni penser. Aidez moi à trouver des réponses à toutes ces questions, qu'est ce que je dois faire par rapport à mon époux ?
Il faut savoir aussi que mes parents ne se sont jamais beaucoup occupé de moi, ils m'ont eu très jeunes (15 et 16 ans) et j'ai été élevé en grande partie par ma grand mère maternelle. J'ai eu une enfance assez malheureuse, c'est pourquoi ma grand mère me gardait sous son aile. N'est ce pas aussi une raison pour laquelle je refoule ce désir de grossesse ?
J'attends vos réponses avec impatience. Merci d'avance.

Mimi a dit...

Salut les filles, je suis dans la même situation que vous, j'ai 25 ans et ça fait 10 ans que je n'ai jamais pensé avoir de bébé!
Mon compagnon a 34 ans et en voudrait un avant la quarantaine il s'imagine que je vais changer d'avis... Bref je ne me fais pas de bile, s'il reste avec moi tant mieux, s'il me quitte à cause de ça, et ben tant pis, je recommencerai une nouvelle vie amoureuse. C'est un peu radical mais perso ça m'aide à tenir!
Lui avant ne voulait pas d'enfant mais son ex lui a tellement pris la tête avec ça que depuis il en veut! Quel dommage j'aurai du le rencontrer à ce moment-là...
Mais je vais pas me prendre la tête pour les hommes et encore moins leur faire un enfant pour qu'il reste avec moi!
C'est pour ça que je vis dans l'instant présent sans penser à l'avenir sentimental qui pourrait s'offrir à moi à cause de mes choix.
J'assumerai mon choix jusqu'au bout. Bises à toutes et merci pour ce blog, il fait du bien à pas mal de femmes je pense :)

Anonyme a dit...

J'ai 24 ans, mon mari en a 34 . Nous sommes ensemble depuis 5 ans et marié depuis 2 mois . J'aime les enfants, je suis tata depuis peu de temps et j'aime caliner ma niece mais je ne veux pas d'enfants a moi . J'ai été bien elevée et aimer par mes parents et grand parents .
Le jour meme du mariage, les commentaires ont commencés, "alors ce bébé , c'est pour quand ? " on m'as meme demandé si j'etais pas deja enceinte ??? !!!
Et depuis cela n'arette pas . Cheri se soumet a mon desir , il n'as de toute facon pas le choix mais il a compris qu'une mere qui fait un enfant sous contrainte ne serra pas une mere .
Nous vivons dans notre monde a deux . Mais cela deviens de plus en plus dur de faire respecter son choix sans passer justement pour une mauvaise mere, femme ...
Quel plaisir de croiser sur ma route un blog de femme ayant fait le meme choix que moi . Meme combat dans cette jungle des biberons !!!

LM a dit...

C'est déjà pas simple de trouver un compagnon sans enfant quand on a la trentaine, encore moins un qui ne cherche pas absolument "la future mère de ses enfants" (ça va, j'suis pas une vache à lait ! j'suis une femme avant tout !), et encore moins quand on affirme ne pas vouloir d'enfant ! Mais j'ai fini par trouver lol. J'avoue avoir un peu triché en disant "je n'en ai encore jamais voulu", ça paraît moins hors norme comme ça lol. C'est quand on a mieux fait connaissance que je lui ai clairement dit qu'il était fort possible que je ne change jamais d'avis. Là c'est une démarche un peu égoïste j'avoue...
Bref, pour en revenir au sujet de ce post, lui me dit en vouloir un jour. Quand je lui demande pourquoi il en veut, il ne sait pas donner d'argument, tandis que moi j'ai des arguments à la pelle. Comme quoi, son désir est totalement irréfléchi et s'appuie juste sur la ligne de conduite habituelle des gens. Il n'est pas fan des marmots non plus, il ne pouponne pas, s'émerveille pas, et il est même aussi agacé que moi en présence d'enfants bruyants.
Un jour où nous avons abordé le sujet, il me disait qu'il était sûr qu'un jour je changerai d'avis, parce que notre vie sera plus agréable qu'à l'heure actuelle où on galère vraiment. Je lui ai dit qu'il avait peut-être raison, après tout, il ne faut pas dire "fontaine, je ne boirai jamais de ton eau". Mais que le contraire était aussi tout à fait possible. J'ai été très claire en lui disant que personnellement, je ne me sacrifierai jamais, m'étant déjà suffisamment sacrifiée sur d'autres plans tout au long de ma vie en m'oubliant totalement. Mon unique objectif est dorénavant de me sentir épanouie, quelle que soit la façon d'y parvenir. Et j'ai précisé que si un jour son désir d'enfant devenait aussi fort que son amour pour moi, il pourrait commencer à songer à notre rupture. Si je n'ai pas envie d'avoir des enfants, je n'en ferai pas, même si c'est pour finir mes jours seule, parce que seule, je sais que je peux quand même m'épanouir, et je ne laisserai jamais personne m'imposer ses propres choix.
Ce qui me rassure un peu, c'est qu'à l'heure actuelle, une grossesse arriverait par accident, il me demanderait d'avorter (on y a cru à un moment donné, c'est pour ça que je l'affirme).

Liliane a dit...

Bonjour, j'ai 22ans et ne veux pas d'enfant. Ca sonne comme une présentation aux alcooliques anonymes....nooon je ne suis pas malade! Pourtant quand on m'écoute parler...

Je ressens ma condition féminine comme un boulet auquel je serais attachée et qui devrait déterminer mon avenir. Entre mon copain (un peu plus agé que moi) qui dit en rigolant (enfin pour l'instant) que s'il n'a pas d'enfant avec moi il en aura avec une autre, tous ses amis qui ont commencé à procréer, et mes rêves de liberté je suis comme dans un étau. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé il y a quelques mois mais tout s'est accéléré: nous avons emménagé ensemble et plusieurs filles de mon âge sont enceintes et heureuses de l'être. Ca fait beaucoup de changements d'un coup! Trop pour moi? J'en suis arrivée au point où je hais le fait d'être une femme. Je hais cet utérus qui donne le droit à de parfaits inconnus de me juger.
Mon copain adore les enfants et je sais que dans quelques années il 'exigera' de moi de lui en donner. Nous sommes pareils et tout comme moi qui n'accepterais pas de sacrifier ma liberté il n'accepterait pas de sacrifier son rêve de paternité. J'ai peur que notre relation n'y survive pas. Parfois je me demande même s'il ne serait pas mieux qu'on se sépare tout de suite pour éviter de se déchirer dans 10 ans...ou pire! Parce qu'en réalité ce qui me fait le plus peur est que l'un de nous cède et que ce soit moi évidemment. Parce qu'au fond je veux son bonheur. Et comment me pardonner à moi-même d'avoir trahi mes convictions, sacrifié ma vie, mon corps pour garder un homme?
Ainsi pour ne pas me prendre trop la tête je tente de vivre au jour le jour ce qui ne m'empêche pas de passer des nuits à réfléchir (comme cette nuit) et à chercher conseil auprès de femmes qui ont vécu ou vivent la même chose. C'est bien la premère fois que je lis autant de témoignages!
Je sais que je ne trouverai jamais de vrais réponses à mes interrogations, mais au moins je ne me sens plus seule au monde et c'est une sensation merveilleuse.

Merci beaucoup beaucoup beaucoup (…) beaucoup pour ce blog.

Liliane

Anonyme a dit...

Bonjour à toutes,


Je découvre ce blog alors que je viens d'apprendre que je suis enceinte. Autant le dire tout de suite, c'est un accident. Mon copain et moi sommes ensemble depuis 7 ans et je lui avais dit pendant longtemps que je n'en voulais pas. Lui en voulait, au début, il espérait que je change d'avis puis il m'a dit que je devais le vouloir aussi. Il essayait de se faire à une vie sans enfant. Le voyant malheureux, j'ai fini par hésiter. Mais je reportais toujours la décision.
Maintenant que je suis enceinte, je suis complètement perdue, je sais que notre couple ne tiendra pas si je fais une IVG. Par contre, j'ai vraiment peur de sacrifier des occasions professionnelles et ma tranquilité si je le garde. Je suis absolument terrifiée.
Shoupi

Anonyme a dit...

Je trouve le sujet intéressant et très utile. Moi aussi je pense que je vis à peu près la même situation. En effet, je suis un divorcé qui cherche à refaire sa vie avec une femme qui ne souhaite (ou ne peut) plus avoir d'enfant. Croyez-moi , que ce n'est pas une mince affaire.
En tout cas si une femme qui lit mon présent commentaire et qui a fait le même choix de vie de couple de ne plus vouloir avoir des enfants, elle peut toujours me contacter par émail ou par msn : mael2009@hotmail.fr. Qui sait ? Peut être ...............

Merci beaucoup pour le sujet.

Anonyme a dit...

Bonjour,

Sujet intéressant en effet...
J'ai 32 ans, mon mari et moi sommes mariés depuis 4 ans et nous avons une fille de 2 ans.
Je n'ai jamais eu de réel désir d’enfant mais mon mari en voulait. il disait qu'il ne se voyait pas ans enfant.
Je lui ai demandé du temps, ce qu'il a accepté. Mais il disait, "tu sais, je ne veux pas être un vieux papa, je veux pouvoir faire des choses avec mes enfants...". Ce n'était nullement pour me mettre la pression, mais c'est pourtant l'effet que ça a eu;
Autour de moi, les amies commençaient à avoir elles-même des enfants, dans la famille aussi, nous étions devenus tonton et tata.
On me disait, alors que j'exprimais mes craintes et angoisses, : "moi aussi avant j'étais comme toi", "tu verras, l'instinct maternel n’existe pas, mais on apprend à se connaitre", "les enfant c'est tellement de bonheur"...
Bref, je me suis dit que je n’étais pas plus bête que les autres et je me suis laissée convaincre. Ma grossesse s'est bien passée, l'accouchement me laisse un bon souvenir, ma fille est mignonne, elle dormais 12h/nuit à 2 mois, elle mange bien, elle n'est pas malade...Tout ce qu'une maman aimerait.
Mais avec moi, la magie n'a pas opéré. Je l'aime de tout mon cœur, mais sa présence ne me fait que constater que la "vie d'aavnt c'est fini". Je n'arive pas à m'y résoudre et je pleure régulièrement.
Quand j'entends des collègues, sans enfants, parler de ce qu'elles pourront faire ce week-end, j'ai une boule au ventre. Quand je les entends poser une journée de congé quand elle sont fatiguées, je me dis que ce n'est plus pour moi. Se lever à 7h, ce n'est pas des vacances pour moi, qui ai en plus, un énorme besoin de sommeil.
j'angoisse à l'idée que mes vacances ne soient pas des vacances.
J'ai accumulé une telle fatigue nerveuse que je suis à cran en permanence. Nous nous disputons souvent avec mon mari, pour rien, juste parce que je suis fatiguée et que je ne vois pas de sortie à cette situation : notre fille est là et pour la vie entière.

Merci de m'avoir permis de m'exprimer et merci pour votre blog

Anonyme a dit...

Merci pour votre blog. Je n'ai jamais cherché d'autres personnes comme moi jusqu'à présent. Hélas je vis aujourd'hui une deuxième fois le problème de vivre avec un non childfree qui veut un enfant. A 33 ans j'ai divorcé pour cette raison. Nous n'avons pas trouvé de compromis. Comme en effet trouver une solution quand l'un veut et l'autre pas. Il a essayé de me forcer mais on ne fait pas un enfant contraint et forcé. Je vis depuis avec mon compagnon qui connaissait très bien la situation mais qui à présent me fait part qu'il avait espéré que je change d'avis et ne sais plus s'il veut continuer de vivre avec moi. Votre blog me réconforte sur le fait que de ne pas vouloir être mère n'est pas une exception. Je l'ai hélas toujours mal vécu et mal assumé. Je n'en ai pas cherché les raisons. Je n'aurais par contre pas cru devoir revivre la même chose. Je ne sais pas comment ça va se terminer. Il dit ne pas me le reprocher et avoir fait une croix dessus, mais j'en doute. Je vous prie de m'excuser de m'être épanchée sur votre blog. Je vais continuer de le lire.
Je suis désolée mais je resterai anonyme.

Anonyme a dit...

Bonjour,

Merci pour ce blog très intéressants et pour les discussions qu'il engendre.
J'ai 29 ans, suis en couple depuis 4 ans.
Je n'ai pas de désir d'enfant. J'aime ma liberté, mon indépendance et perçois l'enfant, sa vie, comme un être auprès duquel il faudra être toute sa vie, être maman ...
J'ai déjà discuté de ceci avec mon compagnon, qui est plus jeune que moi (25 ans) et lui me dit que "pour l'instant" il n'en veut pas.
Mais je le crois tout à fait capable de justement changer sa décision avec tout le sens que sous-entend "Pour l'instant..."
Je comprends le choix des femmes et des couples qui choisissent d'avoir des enfants. Bien sûr, j'ai des ami(e)s autour de moi qui "ont" des enfants. "Avoir" des enfants. Toute cette possession,qui fait que tu es relié(e) toute ta vie à un être à qui tu as donné la vie... Large, vaste responsabilité, qui j'avoue, me fait peur et me donne presque le vertige à y penser.
Je me suis demandée si j'étais immature, si j'étais restée "enfant" dans ma tête ou si après tout, j'étais en droit de décider, de faire ce choix ou plutôt, ce non-choix (ne pas en avoir).
Je ne veux pas d'enfants, j'ai trop peur de perdre liberté et indépendance, si chères à mes yeux.
Est-ce un choix égoïste, je ne pense pas. Ou s'il l'est, alors il l'est tout autant que le choix de vouloir des enfants.
La vie... Toutes les interprétations au sujet de la vie sont libres, et chacune à le droit de percevoir la vie comme elle la comprend.
Merci pour vos posts à toutes

Anonyme a dit...

Salut, je suis Jean.

Un témoignage de "l'autre côté" de la problématique. Ma compagne a un intense désir d'enfant. Même si je ressens quelque fois ce désir, j'éprouve une énorme crainte a devenir papa, car je crois que je vais perdre la liberté qu m'est si chère. Quand on est passionné par une multitude de choses, comment consacrer sa vie à un seul centre, l'enfant ? Quand je pense aux bons moments que cela donne, mes craintes d'être envahi me reprenne et j'en souffre. Comment faire un choix entre l'être aimé et cette situation ? Comment ne pas la faire souffrir en refusant ses désirs ? Comment ne pas se sentir coupable d'une éventuelle séparation future en privant cette femme de son plus grand désir ? Le problème est vraiment cornélien... En fait je balance entre mon égoïsme (ou le respect de moi-même, je ne sais) et mon altruisme, liés à mes sentiments pour elle qui me disent "fais lui plaisir, rend-la heureuse" et d'un autre côté "aime toi et respecte-toi".
Vraiment je trouve cela très dur à vivre.

Anonyme a dit...

Kris a dit...
Merci pour ces articles sur les childfree ça permet de se sentir moins seule et de constater que le fait de ne pas vouloir d'enfant ne tient pas forcémentà une déficience psychologique ! J'ai 34 ans, je ne me suis jamais vue avec un enfant et je ne sais pas si un jour ça changera. Je trouve tellement d'autres façons de m'épanouir : les ami(e)s, les sorties, les voyages... J'étais aves mon compagnon depuis 7 ans, depuis le début je lui avais annoncé que je ne souhaitais pas spécialement avoir d'enfant et il n'y voyait pas d'inconvénient. Et la semaine deenière il m'annonce préférer me quitter plutôt que de ne pas avoir d'enfant. Pire, je lui ai demandé, si je changeais d'avis et que j'étais stérile, que ferait-il ? Il m'a répondu la même chose. En gros, il préfère trouver une femme qu'il aimera peut-être moins (il souffre énormément de sa décision) mais qui lui fera des enfants (et accessoirement s'occupera de la maison...). Il est temps de tourner cette page et pour moi d'avance dans de nouveaux projets chidlfree et manfree ! ;-)

Liloe a dit...

Il y a quelques années, j'avais laissé un commentaire sur un autre article (pas retrouvé mon post)... à l'époque j'étais célibataire et je défendais ardemment mon non-désir d'enfant.

Aujourd'hui, à 26 ans et après plusieurs "tu verras, tu vas changer, ton horloge biologique va se mettre en route un jour", eh bien j'ai trouvé mon compagnon. Un homme charmant, avec deux enfants charmants (9 et 12 ans).

Je remercie le fait qu'il soit séparé et non veuf, car ainsi on ne les a pas H24. Je les adore, c'est pas un problème, mais quelques fois j'ai du mal à les supporter. J'adore passer du temps avec elles, même seule, pendant plusieurs heures, mais j'ai besoin de mon indépendance, de mon espace, je n'aime pas les contraintes que cela engendre (aller les chercher à l'école, nettoyer leurs bêtises, ranger leurs affaires, ne pas avoir plus de temps avec mon homme...), mais j'ai appris à mettre mes envies un peu de côté.

Je me sens égoïste quelques fois quand je demande à mon homme de se consacrer à moi une fois les filles couchées, et qu'il refuse parce qu'être parent, c'est un deuxième boulot, qu'il est fatigué. Souvent les matins il s'excuse pour ça et me promet de trouver du temps pour nous, mais ses enfants passent avant tout, et dès que l'une ou l'autre veut venir à la maison, c'est tout de suite oui, quitte à effacer la sortie qu'on s'était prévu.

J'ai envie de pleurer certaines fois... J'adore cette vie, j'aime mon homme et mes belles-filles, je ne pourrais plus vivre sans eux, mais aujourd'hui je suis au bout du rouleau parce que je n'arrive plus à récupérer, je n'arrive plus à me consacrer à moi.

Après avoir connu plusieurs hommes, après m'être souvent fait larguée parce que je ne pouvais leur offrir une vie de famille, j'avais réfléchi au fait que si mon futur compagnon avait des enfants, ce ne serait pas grave, mais je n'avais jamais imaginé que la vie de famille (même juste en étant belle-mère) pouvait être si prenante physiquement et mentalement.

Bizarrement, le fait de dire que j'élève les enfants de mon compagnon suffit pour ne pas que les gens me disent "tu verras, ça changera, toi aussi tu voudras connaître ça". Ma mère qui était triste à l'idée de ne pas être grand-mère s'y est fait aussi, même si ce ne sont pas ses petits-enfants.
Et surtout, SURTOUT, je peux affirmer à la face du monde, maintenant que je sais ce qu'est être mère, que je ne veux aucun alien dans mon ventre !

Anonyme a dit...

Je suis un homme de 44 ans. Ma compagne qui vit avec moi ne veut pas d'enfant.
J'ai lu a peu près tous les commentaires et je me dis que pour pouvoir se passer des enfants, vous devez avoir des vies sociales professionnelles et affectives tellement epanouissantes qu'avoir des gosses gâcherait ces réussites.
Ce n'est pas mon cas: j'ai un boulot de merde, pas d'amis, et n'ai plus envie de faire des activités telle que sorties le we, partir en vacances, aller a la plage ou la montagne... voir ces familles me rendent mélancoliques et tristes tellement j'aimerais être a leur place.
Je voudrais préciser qu'au début ma compagne était d'accord pour en avoir, mais depuis qu'elle travaille elle n'en veut plus du tout. Bref je me sens pris en tenaille entre la pression de la société et les valeurs familiales que j'ai reçu et le refus catégorique de ma compagne. Bien sur je suis obligé de respecter son choix mais moi je souffre a petit feu. Des fois je Pete un plomb comme aujourd'hui car cette situation me rend fou... a quoi je sers dans cette vie de merde.... envie de suicide... jaloux des autres...

Magenta Baribeau a dit...

Bonjour Anonyme,

désolée de lire que cette situation vous est très souffrante. Je me dois de vous écrire qu'avant de contempler le suicide, vous devriez contacter un psychologue qui pourra certainement vous aider à trouver une solution autre que celle de terminer votre vie. Il y a tellement de manières d'être heureux et épanoui, il faut simplement trouver sa manière à soi. Des enfants, ça peut être génial, mais ce n'est pas non plus une panacée au bonheur.

Thymara a dit...

J'ai 39 ans, je ne veux toujours pas d'enfant. Les bébés ne m'ont jamais intéressé, je n'en suis pas gaga loin de là et les marmots qui hurlent m'insupportent. Pour moi devenir mère c'est perdre mon identité au détriment d'une autre personne. On n'existe plus en tant que X mais mère de X. La grossesse me répugne. Les changements du corps et les mièvreries tout autour de la part des gens c'est d'une stupidité. Je commence à ne plus supporter les réunions de famille où les sujets sont : la grossesse, les enfants, les activités des enfants les bêtises des enfants...
Plus je vieilli et plus je trouve ma vie "digne" d’intérêt : choisir son métier, son lieu de vie, avoir un jardin et des animaux, partir en vacances sans avoir la contrainte du calendrier scolaire, les activités des enfants du mercredi ou samedi, aller à la fête foraine et attendre que titi fasse ses 10 tours, aller au zoo, aller chez le médecin toutes les semaines pour un rhume, une gastro...
Je veux vivre une vie à mon rythme avec mes envies. Je me suis découverte des passions et je veux pouvoir m'y consacrer quand je le décide. Rentrer le soir et être au calme faire ce que je veux. Subir une grossesse avec tous les risques que cela comporte puis après avoir à subir la tétée, les couches et tout ce qui va avec je n'y vois pas ce qu'il y a d'enrichissant.
Il y a tellement de domaines à explorer seul ou à deux dans la vie pourquoi s'ajouter une contrainte. La seule chose qui m'intéresse dans la relation avec un enfant c'est un échange de point de vue et transmettre son savoir donc une personne autonome. Inconcevable donc de passer par la case enfant-dépendant.
J'ai connu mon mari il y 11 ans, je lui ai clairement dit que je ne voudrais pas d'enfant et nous étions d'accord. Nous partageons pleins de choses ensemble. Depuis le début de l'année nos proches soeurs, frères, amis annoncent à tour de rôle la venue d'un bébé avec bonheur... Je sens un malaise intérieur monter en moi sans oublier les réflexions et toi ? J'ai senti clairement que mon mari était intéressé par "la chose". Depuis rien ne va plus, je me sens trahie et je commence à ressentir une vive aversion pour tout ce qui touche à l'enfantement. J'en ai discuté avec mon mari : pour moi il est hors de question de changer d'avis et je le laissais libre s'il le voulait en lui disant que je l'aimerais toujours quoi qu'il arrive, il m'a dit qu'il resterait avec moi c'était le plus important. Malgré tout, je n'ai plus confiance en notre avenir. J'ai peur qu'il soit en attente de...
Même si la vie continue, je trouve que c'est un gâchis de commencer à construire quelque chose pour ensuite peut être le perdre. C'est dur à vivre. C'est la vie et c'est comme ça. En attendant, j'essaie continuer à me construire une vie qui me correspond même si je dois subir la pression sociale ou finir seule. Je me rends compte que beaucoup de femmes commencent à s'exprimer et ça aide un peu à se sentir moins seule. Bon courage à toutes et à tous.

Olivia a dit...

Bonjour à tous, j'ai 27 ans.
J'ai lu tous les commentaires précédents et les situations qui y sont décrites sont vraiment intéressantes.

Pour ma part, je suis en couple depuis 4 ans et tous se passe très bien. Et comme beaucoup d'entre vous la famille commence à nous poser des questions. (peu les amis bizarrement, peut être parce qu'ils n'ont pas encore d'enfant.)

Pour ma part je n'ai pas de fait de choix de vie définitif, mais je sais qu'à l'heure actuelle je ne veux pas d'enfant, du tout !
C'est vrai que je suis agacé par les enfant qui crient, qui bavent, je trouve ca vraiment dégoutant, alors que les femmes autour de moi gazouillent et disent "c'est normal !" Franchement je n'arrive pas.

Ma soeur à eu 2 enfants, je ne les ai jamais gardés, donner quelque fois le biberon mais c'est tout. Pas les couches ou le mouchage de nez (bahh)

Malgré que j'aime beaucoup mon neveu et ma nièce et que j'aime partager du temps avec eux, je ne voudrais pas avoir ce train de vie là 24h/24h. J'aime trop le calme et la liberté de bouger où l'on veut quand on veut !

Mon compagnon n'ont plus "pour l'instant" ne veut pas d'enfant mais il m'a dit un jour qu'il aimerait être père autour de 35 ans...
Je lui ai demandé pourquoi il en voudrait, et il n'avait pas trop de réponse clairs à me donner. Moi je suis toujours très catégorique sur le sujet, lui disant à quelle point c'est une décision réfléchie, et pas juste "tiens, j'ai envie d'en avoir un".

Quand la famille nous dit "j'aimerai être grand mère", "mes enfants aimerait avoir des cousins", ca m'insupporte cette pression familiale et je leur dit très clairement qu'ils sont déja grand parents ou que leurs enfants ont déjà des cousins grâces aux frères de mon copain. Et ca clos le sujet.

Et puis comment élever un enfant si moi même je n'ai pas ma place dans la société? Comment essayer de trouver la voie de quelqu'un d'autre alors que l'on a pas encore trouvé la sienne?
Je trouve que l'épanouissement personnel est très important et qu'il vaut mieux être seule que mère/père d'un enfant qui ne se sent pas aimé ou désiré.

Ce que je veux dire c'est qu'il ne faut pas prendre l'enfant comme un bouche trou émotionnel et qu'il vaut mieux d'abord, se sentir bien dans sa vie, dans sa tête et son corps.

Anonyme a dit...

Bonjour a tous et merci pour ce blog,
J'ai 29 ans. Ça fait 1 an que je suis avec mon copain, il a 33 ans. Dès le début de notre relation, il m'a rapidement fait comprendre qu'il voudrait plus tard fonder une famille : avoir des enfants, un chien, une maison. A l'époque, moi je ne savais pas trop et je le lui avais dit.
Quand on sortait et qu'on voyait des amis avec enfants, il était gaga, il jouait tout le tps avec les petits puis il me serrait dans ses bras. Et moi je me disais que c'est tout ce que je ne voulais pas : des enfants qui crient, qui demandent de l'attention, qui nous empêchent de sortir quand on veut, qui nous contraignent a se lever tôt, à les occuper...
Je culpabilisais au fond de moi car je sentais que je ne pourrais pas apporter a mon copain ce qu'il désirait plus tard. Alors je l'ai quitté il y a 2 semaines, parce que je l'aime et que je veux son bonheur. Je préfère partir maintenant pendant qu'il est tôt plutôt que de le bloquer des années puis qu'il le regrette. Il n'accepte pas ma décision, me dit qu'il préfère sacrifier une paternité mais rester avec moi.
Le problème c'est que je sais que l'amour fait faire des choses qu'on peut regretter parfois. C' est un poids que je ne pourrais pas supporter au quotidien, tout l'amour que je peux lui donner ne remplacera jamais le manque d'enfant que je vais créer chez lui.
Je suis un peu perdue, Est ce que je dois rester avec lui égoïstement comme il le souhaite, ou le laisser faire sa vie avec une autre femme...


Magenta Baribeau a dit...

Je ne connais pas votre situation particulière et n'étant pas psychologue j'essaie de ne pas donner de conseils particuliers. Ceci dit, voici ce qu'en dit Isabelle Tilmant, psychologue et auteure du superbe livre Épanouie avec ou sans enfant (un livre à lire pour comprendre le désir et le non-désir de parentalité):

« Il y a une grande différence entre l'homme et la femme à ce niveau-là, c'est que certains hommes peuvent accepter d'avoir un enfant parce que c'est essentiel pour le bonheur de leur compagne, par contre une femme dont le conjoint souhaite avoir un enfant alors qu'elle ne le souhaite pas, elle va être amenée à vivre la grossesse. C'est une différence fondamentale. Parce que pour une femme qui effectivement ne souhaite pas avoir d'enfant, vivre cette grossesse alors que ce n'est pas son désir, c'est quelque chose qui peut être d'une extrême violence pour elle.

J'ai déjà rencontré des femmes qui ont essayé et qui n'ont pas pu. Parce qu'effectivement, elles ont senti qu'elles voulaient essayer de répondre au désir de leur partenaire, mais elles ont senti que c'était impossible pour elles. »

sab frost a dit...

je vais commencer comme tout le monde ici et vous dire que cela me fais du bien de savoir que je ne suis pas seul.
Moi j ai quand même déjà eu un enfant j ai une fille de 11 ans alors la césarienne nuit blanche et perte de repère je connais et j avais 20 ans j ai du l élever seul car très tôt j ai compris qu avoir un enfant ce serait une histoire de femme et que ma vie à changé mais la mienne uniquement j ai fini par quitter le père quand ma fille à eu 10 mois et depuis il etait certain pour moi que les enfant c'était terminer.
Seulement aujourd hui je suis avec un homme de 24 ans qui lui n a pas d enfant et je comprend qu il en veuille un donc pour faire court le dilemme de ma vie est arrivé petit à petit dois je faire un enfant et tout recommencer maintenant que ma fille est grande ou lui redonner sa liberté pour avoir l enfant qu il souhaite un jour . un choix très très dur ...

Anonyme a dit...

Bonjour,
J'ai 45 ans et une fille d'une première union de2 ans. Lorsque j'ai rencontré mon ami il y a 4 ans, je lui ai dit que je ne voulait plus d'enfants, il m'a dit qu'il n'en ressentait pas spécialement le besoin et nous avons vécu ainsi durant toute ces années. Seulement maintenant tout à changé...il m'a trompé avec sa secrétaire qui a 32 ans et qui n'a pas d'enfants, je lui ai pardonné tant bien que mal caril m'a demandé pardon en pleurant de tout son coeur mais maintenantaprès 7 mois, il me dit vouloir un enfant. Estce un prétexte ? m'a t-il menti depuis le début ?
chose est sur c'est que maintenant je souffre et j'ai mal...et nous n'avons toujours pas décider de nous quitter définitivement..

Delphine a dit...

Bonjour,
Je m'appelle Delphine, j'ai 35 ans dans quelques semaines et être épanouie avec ou sans enfant est LA question!!!
Nous venons de nous séparer avec mon conjoint qui a 46 ans. Il a déjà 2 enfants (18 et 16 ans) et avoir des enfants n'est plus son rêve, plus son désir… il a aussi une mauvaise expérience de la paternité car son ex femme est devenue mère mais a disparue en tant que femme + dépression...
Il me dit que je ne dois pas passer à côté de cette chance d'être maman un jour… mais je ne sais pas si j'en veux!!
Cependant il y a 2 mois, il a douté et n'arrêtait pas de me parler d'enfant… mais sa décision est claire aujourd'hui, il n'en veut plus.
Je ne sais pas quoi faire!! Est-ce que nous devons absolument avoir des enfants pour se sentir femme? Est-ce que je vais le regretter dans quelques années si on décide de se remettre ensemble? Je suis perdue et j'ai tellement mal!! ;(
Je suis aussi atteinte d'une maladie, la sclérose en plaques, qui m'amène beaucoup de fatigue quotidienne et élever un enfant sera sûrement difficile!

Merci pour vos réponses!

Delphine a dit...

Bonjour,
Je m'appelle Delphine, j'ai 35 ans dans quelques semaines et être épanouie avec ou sans enfant est LA question!!!
Nous venons de nous séparer avec mon conjoint qui a 46 ans. Il a déjà 2 enfants (18 et 16 ans) et avoir des enfants n'est plus son rêve, plus son désir… il a aussi une mauvaise expérience de la paternité car son ex femme est devenue mère mais a disparue en tant que femme + dépression...
Il me dit que je ne dois pas passer à côté de cette chance d'être maman un jour… mais je ne sais pas si j'en veux!!
Cependant il y a 2 mois, il a douté et n'arrêtait pas de me parler d'enfant… mais sa décision est claire aujourd'hui, il n'en veut plus.
Je ne sais pas quoi faire!! Est-ce que nous devons absolument avoir des enfants pour se sentir femme? Est-ce que je vais le regretter dans quelques années si on décide de se remettre ensemble? Je suis perdue et j'ai tellement mal!! ;(
Je suis aussi atteinte d'une maladie, la sclérose en plaques, qui m'amène beaucoup de fatigue quotidienne et élever un enfant sera sûrement difficile!

Merci pour vos réponses!

Anonyme a dit...

Je suis Barbara.
Après avoir passé l'intégralité de mon enfance à décréter que je n'aurais pas d'enfant, j'ai décidé à 25 ans que j'avais envie d'une famille : je suis alors tombée amoureuse, et ai rapidement eu mon premier, dont je suis littéralement tombé raide dingue. Un bébé on ne peut plus parfait, sympa, intelligent, beau... le plus bel enfant du monde quoi ! Un SEUL enfant. Tout allait bien, je gardais ma vie perso en parallèle, facile à faire garder, facile à gérer, l'idéal.
Accident, contraception inefficace par la suite : tombée enceinte du 2eme assez rapidement. Père ne voulait pas que j'avorte, voulait vraiment ce gamin, le grand frère réclamait un bébé à corps et à cris depuis 3 mois. J'ai culpabilisé, j'ai gardé le bébé. Dégringolade aux enfers.
Bébé magnifique, je l'aime. Mal de vivre atroce.
Je suis devenue irritable, fatiguée, non épuisée, profondément épuisée, impossible de reprendre le dessus depuis toutes ces années. Changement de métier car le premier était trop physique, et puis plus envie de rien, plus envie.
Rupture du couple évidemment.
Jamais repris mon souffle. Une angoisse phénoménale me broie depuis.
Rencontré un nouveau mari. Une grande histoire d'amour. Nouvelle grossesse non désirée, cette fois le gynéco m'annonce que je ne dois même pas me poser la question : le début de grossesse se présente très mal. "Le bébé ne tiendra pas". Si, il a "tenu".
9 mois plus tard, un bébé est là, magnifique aussi. Je l'aime aussi.
Autant dire que j'assume, en surface. Mais je meure très vite à l'intérieur.
Aujourd’hui je pleure à l'intérieur de moi en continu, à chaque instant, 24h sur 24, depuis toutes ces années. Je ne sais plus ce qu'est le rire, la légèreté, la détente, la relaxe. Mon couple meurt aussi, 15 ans plus tard, à petit feu.
Je ne sais pas faire le deuil de ma vie. Je suis un morceau de chagrin. J'attends qu'ils soient tous partis. Je partirai aussi. Ma vie, mon corps, mon chagrin ne sont plus supportables depuis tant de temps.
Voilà, c'est la première fois que je parle de tout ça.
Ne faites pas d'enfants si vous n'en voulez pas. On peut en faire une trentaine contre son gré et les aimer tous. On ne peut pas savoir ce que le non désir d'enfant cache.
Moi, c'était la mort.

Amélie Simard a dit...

Je suis Amélie j'ai tout juste 36 ans. Les enfants ne m'ont jamais attirée et garder était un supplice! Je ne sais pas quoi faire avec les enfants. D'aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais eu un grand désir d'enfants. En fait je savais que je n'en voulais pas mais ce n'était pas si clair dans la jeune vingtaine.

J'ai rencontré un homme vers 23 ans. Le sujet des enfants ne m'a même pas effleuré l'esprit malgré mon ambivalence à ce moment-là. Lui en voulait et sa mère aussi. Sa famille est ultra catholique et pratiquante pour m'aider...Je ressentait de la pression par des commentaires insidieux qui semblaient anodins mais qui à chaque fois me pompaient solidement l'air. Je devenais tellement angoissée à l'idée d'être enceinte et d'avoir tout d'un coup cette charge sur mes épaules! Je souhaitait tellement être stérile! Ça aurait réglé tous les problèmes.

Mon conjoint tentait de se convaincre qu'il n'en voulait pas pour ne pas que je le quitte car il était dépendant affectif. Je suis restée avc lui 8 ans. Au fil de ces années nis amis commençaient tous à concevoir et je me demandais bien pourquoi...combien d'insomnie ai-je faites à me demander pourquoi moi je n'en veux pas?? Sans oublier toutes lesréponses et commentaires plates que nous connaissons tous et toutes qui me faisaient pas douter mais me faire sentir hors normes et plus ou moins normale.
Nous avons fini par nous quitter pour d'autres raisons mais la relation était vouée à l'échec.

Le jour où nous nous sommes laissés j'ai subitement arrêté de me poser de questions. C'était clair que je n'en voulait pas.
Lorsque j'ai rencontré mon conjoint de maintenant, je me suis promis d' être claire. Je ne veux pas d'enfants et je ne veux pas vivre avec. Il partageait le même point de vue. Nous sommes ensemble deuis 4 ans t tout va bien. Nous sommes perçus comme un couple particulier car nus ne voulons pas d'enfants mais en plus, nous ne voulons pas rester ensemble! Nous sommes dans la perdition totale. Lol. pouvons nous permettre d'iroiser sur ce que nous manquons donc de ne pas avoir d'enfants...et combien il n'est pas tentant d'aller camper dans un tente avec des enfants en bas âge car selon le récit de mes amis parents qui le font, ça ne me semble pas tout à fait une partie de plaisir.

Il faut être clair et honnête dès le début d'une relation sur ce sujet. Malheureusement, comme mentionné dans un autre commentaire les jeunes sont conditionnés à avoir des enfants sans se poser de questions. Et au-delà de la difficulté pour un couple de survivre à des enfants, beaucoup de conflits sont dûs à la perception différente des deux parents sur l'éducation des enfants. Mais pauvres jeunes! Personne ne leur a appris à réfléchir à ces valeurs de base. ( je parle pour moi aussi)

Bref, je crois que les deux partenaires doivent être sur la même longueur d'ondes car d'après mes constatations, soit il y a rupture soit quelqu'un est malheureux. Ce n'est pas égoïste de penser à soi en premier. Si on ne peut s' aider soi-même, comment aider un enfant à grandir sans séquelles?

Anonyme a dit...

Bonjour je suis Marie

c est bien de voir un blog comme ça, normalement on voit des tas de sites dans lesquelles les femmes veulent des enfants et les hommes non, (le cliché total!) mais pas ici, ouf ça fait du bien.
Perso je n'ai jamais eu de désir d'enfants, c'est marrant les enfants mais être parent ne m'a jamais vraiment tenté.
Enfin, tout ça c'était avant que je ne tombe enceinte...
Au début de ma grossesse je ne savais pas trop sur quel pied danser, puis au fil du temps j'ai commencé a me réjouir. Mais malheureusement au bout de plusieurs mois j'ai perdu le bébé… ça été un énorme choc et un traumatisme et je porte ce deuil tous les jours
et depuis, je suis paumée… je n'arrive meme plus a savoir ou en est mon désir d'enfants
Vouloir des enfants? j'ai l impression de me forcer
Ne pas vouloir d'enfants? je vais rester toute ma vie sur ce bebe perdu.
c'est super aliénant comme sentiment

Anonyme a dit...

Bonjour à toutes (et tous!)
Je viens souvent sur ce blog (Magenta, je n'ai pas encore eu le temps de voir le film, mais je suis très contente d'y avoir participé!). Le coeur un peu lourd, j'ai décidé de me confier aujourd'hui. En plein travaux de lourde rénovation d'une maison, mon compagnon de 8 ans m'a demandé si cette entreprise était finalement bien raisonnable vu que nous n'avions pas de projet commun futur, c'est-à-dire d'avoir un enfant. Je ne lui ai jamais menti, je lui ai toujours dit qu'en l'état des choses, je n'en voulais pas même si je changerais peut-être d'avis. Il y a deux ans, nous en avons rediscuté, et il m'avait dit qu'il préférait être avec moi sans enfant plutot qu'avec une autre avec des enfants. Surs de notre couple, nous avons donc entamé les démarches pour l'acquisition de cette maison et nous sommes en plein travaux à l'heure actuelle. Puis ma soeur, clamant sans cesse qu'elle ne voulait pas d'enfant, en a eu un fin 2016. Nos meilleurs amis vont en avoir un cette année. Est-ce que ca lui a tourné dans la tête, est-ce que la pression des travaux est trop forte? Me voila trahie, je me sens déboussolée... Je me dis qu'il a peut-être raison, que nous n'avons pas de futur en commun. Que finalement, je ne peux pas être moi-même avec lui. J'ai pleuré, il a été tout gentil, mais m'a bien dit qu'il reviendrait un jour avec le sujet. C'est d'un banal j'imagine, et à la fois difficile quand ca vous touche personnellement. Je ne vois plus très bien si cela peut bien se terminer, mais merci pour votre soutien!

Anonyme a dit...

Bonjour,
Je ne peux que comprendre... lui en veux moi pas. Ça fait 11 ans qu on est ensemble et on vient de terminer les travaux de la maison... il pensait que mon envie d'enfants allait venir...
on s'aime énormément mais depuis qq temps, on se parle moins, on est distant, bref un malaise c'est installé.
Des bébés arrivent de partout, famille, amis et je vois qu il est malheureux et se dit pourquoi pas moi.
Je suis perdue et je pense que la séparation est inévitable...je devrait prendre la décision mais je n'y arrive pas...
Je suis trop triste
Bon courage