lundi 28 février 2011

De la crème glacée au lait maternel

Cyberpresse m'a informée de cet aliment insolite... et selon moi profondément choquant qu'est la crème glacée au lait maternel. Suis-je coincée? Peut-être. Je me crois ouverte d'esprit, mais les recettes à base de placenta et les adultes qui adorent le lait maternel me font plutôt croire que le monde est en train de tomber sur la tête.

Et vous, qu'en pensez-vous?

À quand les laiteries humaines?

Ça m'a d'ailleurs inspiré cette image:


D'ailleurs, dans la même veine, une amie m'a fait parvenir ce lien... vers des recettes à base de sperme (en anglais seulement). Je ne crois pas que Lavoisier avait vriament ça en tête lorsqu'il écrit: "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."

mercredi 23 février 2011

Être une belle-maman childfree

Ce billet a été écrit par une collaboratrice: Mélissa Berniqué que vous pouvez rejoindre en écrivant un commentaire suite à ce billet ou par courriel.

Il y a un sujet qui n'apparaît pas sur le blogue, et pourtant...nombre de femmes sans enfants vivent cette situation: avoir un conjoint qui a un, ou plusieurs (ce qui est encore pire) enfants. Évidemment, bon nombre de gens bien pensants diront que nous n'avons qu'à éviter cette situation et à ne choisir que des compagnons comme nous, sans enfants. Il est évident que si l'amour n'était que rationnel et cartésien, il serait simple de se conformer à ce judicieux conseil. Toutefois...le coeur a parfois ses raisons, que la raison ne connaît pas, pour reprendre un adage bien connu. Et sans le vouloir, sans le prévoir...on se retrouve, à notre grand désarroi, belle-maman!

En outre, statistiquement parlant, à partir de trente ans, les chances de rencontrer un homme sans enfants s'amenuisent de façon quasi exponentielle. Il est toujours possible de rejeter du revers de la main un candidat potentiel du moment que les termes «enfant...garde partagée...ex-femme» sont évoqués...mais que faire si le candidat en question, nonobstant ce «défaut» majeur, s'avère être l'homme idéal pour nous? Ne serions-nous pas tentées de faire un compromis? Pour certaines, c'est sans appel: AU SUIVANT! Pour d'autres, dont je fais partie, nous accepterons de donner une chance au coureur, car on ne peut pas blâmer quelqu'un d'avoir eu une vie avant nous et d'avoir fait des choix de vie différents. Mais c'est sûr que le gars part avec une «strike» contre lui...

Commence alors la merveilleuse vie de famille reconstituée. D'entrée de jeu, je souhaite être claire: il n'est facile pour personne, même les femmes ayant déjà des enfants et/ou aimant beaucoup les enfants, de commencer une nouvelles vie commune avec un conjoint qui a des enfants.

Cependant, pour les femmes childfree, je trouve qu'il y a un enjeu supplémentaire: nous n'avons aucune, mais je dis bien A-U-C-U-N-E, crédibilité face à l'enfant du conjoint, et même face au conjoint, en ce qui concerne les enfants, l'éducation, ou les valeurs. Ce qui signifie, grosso modo, qu'en aucun cas nous n'avons le droit de nous insurger si l'enfant de notre conjoint nous manque de respect (cela dit je le fais quand même parce que ce n'est pas vrai que je vais me laisser marcher dessus). Dès que nous éleverons le ton et réclamerons un peu de respect, le conjoint nous dira: «C'est sûr que quoiqu'il fasse il va te faire chier...t'aime pas les enfants». Bon, il est évident que j'ai moins de patience que la moyenne des ours...c'est pourquoi je n'ai pas d'enfant entre autres raisons. Cependant, cela ne signifie pas que je n'ai pas de jugement et de bon sens, et que je n'ai pas le droit au respect. Mais souvent, les femmes sans enfants qui côtoient les chérubins de son chéri n'ont pas voix au chapitre, car bien entendu, on ne connaît rien.

Comme solution et compromis pour éviter les conflits, j'ai mentionné à mon conjoint que je ne m'impliquerai physiquement et émotivement auprès de sa progéniture; j'aime mon conjoint et je suis bien avec lui, mais je n'ai pas à me badrer de l'enfant, qui n'est, pour moi, que le rappel de son ancienne vie et en aucun cas une partie intégrante de son être. C'est l'homme que j'aime, pas le père. En clair, cela veut dire que les sorties au Parc Safari, les fêtes d'enfant avec Mme Ex et même garder le mioche...NO WAY! Il comprend et respecte ça, mais vous pouvez imaginer le tollé de protestations de l'entourage pro-bébé/enfant qui  m'entoure...En fait, selon mon entourage, je devrais avoir le raisonnement suivant: si une femme accepte un homme avec un enfant, elle doit accepter de jouer à la maman, même si l'enfant a déjà une mère. Pourquoi y serait-elle obligée, je vous le demande? Il me semble que le fait d'accepter, dans notre maison, un enfant (alors que nous-mêmes n'en voulons pas) d'une autre femme (donc d'avoir l'ex dans les jambes) et souvent, de devoir payer une part plus grande des dépenses communes à cause de la pension alimentaire est un compromis correct. Mais non...en plus, il faudrait vouloir s'en occuper et l'aimer comme si c'était le nôtre. Sinon on n'est pas loin de la belle-mère dans Aurore l'enfant martyre...

Ceci pour dire qu'il encore est très politiquement incorrect, au Québec du moins, de dire que nous «tolérons» seulement l'enfant de notre conjoint. Et c'est souvent à ce moment que nos détracteurs nous diront: «Tu vas voir, quand tu vas avoir le tien, ça va être différent...» Eh misère! On n'arrête pas le progrès...

J'aimerais donc entendre des témoignages similaires d'autres femmes? J'aimerais bien en lire quelques-uns afin de voir comment elles vivent la situation, car parfois je capote.

dimanche 20 février 2011

"Nous" sommes enceinte! Chialage facebookien.

J'ai déjà fait une montée de lait il y a quelques mois à propos de Facebook.

Mais en voici une autre provenant cette fois-ci de mon amour des lettres.

Je sens déjà que je vais en froisser plus d'un avec ce billet, mais bon...

Pu capable d'entendre des hommes (et des femmes aussi) dire "nous sommes enceinte!" (plus souvent dit en anglais "We're pregnant!")


Et non, je ne suis pas anti-femmes enceintes, loin de là. Je suis heureuse que des gens nous fassent part de leur bonheur. Mais en même temps, c'est l'attrape de Facebook, des gens qu'on connaît à peine tentent de nous faire partager leur bonheur, et désolée, je n'accroche pas. J'ai la même réaction lorsqu'un "ami" de Facebook publie un statut parlant d'avoir acheté une grosse voiture sport, qu'un autre se soit inscrit à des cours de yoga et qu'enfin un collègue de travail avec qui je n'échange jamais dans la "vraie vie" annonce que son dernier né vient de faire quelque chose de mignon dans son bain. J'en ai rien à foutre.

Mais ceci va un peu plus loin que de décider si Facebook n'est rien que des inepties ou amusant. À chacun de décider, c'est bien vrai. Je décrie plutôt ici l'utilisation du "nous" collé à celui de "enceinte."

C'est bien que les hommes prennent de plus en plus leur rôle de père au sérieux, mais wô minute! Aux dernières nouvelles, bien qu'un bébé se conçoit à deux, seule la femme peut le porter dans son ventre. Alors ça suffit les "nous sommes enceinte" (sans s en plus parce qu'évidemment le couple ne forme plus qu'un: bébé). Elle est enceinte. Elle se tapera les brûlements d'estomac, les poussées d'hormones, les bouffées de chaleur, etc. et lui s'il est gentil compatira ou pire, ne remarquera rien du tout.

Alors je vous demande, par pitié cessez de masculiniser la maternité! Écrivez votre fierté sur Facebook autant que vous le voulez (en respectant certaines règles d'étiquette quand même), mais pensez-y bien: nous ne pouvons pas être enceinte, mais vous pouvez attendre un enfant, par contre...

Dernière suggestion pour les parents qui fréquentent Facebook. Variez les sujets de vos statuts. J'ai une "amie" qui depuis qu'elle est mère (donc environ 2 ans) n'a qu'un seul sujet en bouche (ou du moins sur FB): sa petite fille adorée. Lundi: elle prend son bain. Mardi: elle apporte les pantoufles à papa. Mercredi: faut aller la reconduire à la garderie. Jeudi: Elle mange du brocoli. Vendredi, samedi, dimanche, lundi... toujours la même chose. Je n'ai plus aucune nouvelle de cette amie sinon de ce que fait sa fille. C'est devenu une obsession. Je comprends la fierté parentale et que les enfants deviennent vite le centre d'attention, mais quand même, c'est un peu redondant et franchement lassant pour tous les non-parents (et certainement aussi pour certains autres parents.) Je n'aimerais pas plus lire à tous les jours les sujets d'un ami qui serait obsédé par les papillons et en parlerait tous les jours sans jamais mentionner un autre sujet. Bref... la variété, c'est bien. Et les enfants ne devraient pas être le centre du monde.

Voilà, c'est dit. C'était ma montée de lait. Je tiens enfin à dire que je ne vise pas ici "les parents" en général, mais bel et bien les quelques obsessifs et adeptes inconditionnels du "nous." C'est tout.

jeudi 17 février 2011

Ne pas vouloir d'enfant... alors que son conjoint en désire

J'ai décidé de rester dans la thématique "couple" pour encore quelques billets, mais cette fois-ci aborder un sujet un peu lourd: que faire si on est childfree, mais dans un couple où son conjoint ne l'est pas.

Ouf, gros sujet! Je me métamorphose momentanément en auteur de "blog du coeur", le temps de vous donner quelques pistes.

Je vous avoue d'emblée que je n'ai pas la réponse. J'ai eu la chance de rencontrer mon conjoint à l'âge de 30 ans et donc dès nos premières sorties, je lui ai dit: "Écoute, je ne veux pas avoir d'enfants. Je comprends que cette étape peut être super importante aux yeux de certains, mais ce n'est pas le cas pour moi et je me connais assez pour affirmer que je ne changerai pas d'idée. Donc je préfère te le dire tout de suite." 

Il n'y a pas vu de problème et m'a avoué candidement qu'il n'en voulait pas maintenant et que si un jour ça lui manquait, il m'en parlerait. J'ai quand même dû lui exposer mes positions au début de notre relation. Il n'avait jamais rencontré d'autre femme comme moi, qui s'exprimait sans gêne à propos de son non-désir d'enfant. Il a avoué qu'il ne s'était jamais interrogé sur la question, ayant toujours pris pour acquis qu'un jour il allait être père simplement parce que c'est "la chose à faire". Je crois d'ailleurs que mes arguments l'ont convaincu sans trop d'effort (comme il n'avait pas vraiment de parti pris, ce n'était pas si difficile.). 

Heureusement, jusqu'à présent, il n'a pas changé d'idée. Je ne sais d'ailleurs pas trop comment je réagirais s'il m'apprenait demain qu'il rêve d'être papa et que notre vie lui semble vide... Je crois que j'en serais un peu insultée, franchement.

Mais bon, je partage cette tranche de vie avec vous parce que je me rends bien compte que je suis une privilégiée. J'ai rencontré des femmes dans le cadre de mon documentaire qui avaient rencontré leur conjoint assez tôt, dans la début vingtaine, à l'époque où on ne se pose pas nécessairement des questions sur l'avenir du couple quant à la procréation. Et donc après 10-12 ans de vie commune, elle s'aperçoit que son conjoint commence à évoquer de plus en plus souvent le fait d'avoir des enfants et qu'elle... ne souhaite aucunement être mère.

Que faire?

Sujet épineux. Franchement, je n'ai pas la réponse. Nombre d'avenues sont possibles:

a) Celle de la discussion où l'un finit par convaincre l'autre et les deux parties s'entendent sur un avenir qui peut plaire aux deux.

b) Celle où l'un n'arrive pas à convaincre l'autre et qu'ils vivent dorénavant dans une certaine incompréhension - pouvant d'ailleurs mener à d).

c) Celle où l'un convainc l'autre de se plier à ses désirs, mais qu'une moitié du couple vit frustrée.

d) Celle où le couple se sépare.

Il y a donc possibilité d'un dénouement heureux. Mais aussi la possibilité que ce soit la fin du couple.

Mais cette réalité s'étend à bien plus que le désir d'avoir ou non des enfants. La même chose est vraie d'emménager dans une autre ville. De vivre à la campagne ou lieu de la ville, près de la mer ou en montagne, etc.

Bref, tout ça pour vous dire que bien que je ne détienne pas la solution miracle à ce problème, vous n'êtes pas seules. Nombre de couples sont aux prises avec ce dilemme. C'est pourquoi ma seule recommandation serait de bien réfléchir à vos motivations, d'un côté comme de l'autre: pourquoi voulez-vous avoir des enfants, pourquoi n'en voulez-vous pas?, et de communiquer honnêtement avec votre conjoint. Peut-être allez-vous comprendre les raisons qui vous échappaient. Peut-être allez-vous convaincre ou être convaincu et allez continuer de vivre une vie heureuse. Mais peut-être aussi est-ce irréconciliable et faut-il envisager une possible rupture.

Lecture que je vous conseille grandement: Épanouie avec ou sans enfant d'Isabelle Tilmant qui explore justement pourquoi certaines veulent être mères, alors que d'autres préfèrent un autre genre de vie. Quelles sont les motivations conscientes et inconscientes qui jouent un rôle dans la prise de décision. À lire!

dimanche 13 février 2011

Plus de couples canadiens sans enfants qu'avec!

Réjouissez-vous, chers amis childfree, nous ne sommes vraiment pas seuls!
"Le centre de recherche a constaté que le nombre de couples canadiens sans enfants dépasse maintenant celui des couples avec enfants."
Source: http://actualites.ca.msn.com/national/cp-article.aspx?cp-documentid=25823461
Et nous aurons prochainement de nouveaux chiffres puisque ceci se base sur le recensement de 2006. Nous verrons bien ce que le recensement de 2011 aura à nous dire.

Alors avec ces chiffres, plus de raisons de rester dans l'ombre et de ne pas oser dire fièrement que nous ne souhaitons pas procréer. Nous sommes maintenant, la majorité!


Certains choisirons certainement de voir ceci comme un problème démographique et financier. Moi, je préfère voir l'envers de la médaille et penser que c'est un grand pas vers le droit des femmes d'être acceptées à part entière même si elles n'ont pas d'enfant et que ça ne peut pas non plus nuire à la planète.


Je vous donne donc une mission: la prochaine fois que quelqu'un vous pose la question: "C'est pour quand?" "Veux-tu avoir des enfants?" répondez fièrement: "Non, je n'en aurai pas et je ne suis pas une extra-terrestre, plus de la moitié des couples canadiens sont comme moi!" Et vlan, dans les dents!

jeudi 10 février 2011

Les couples sans enfants seraient plus heureux...

Je crois qu'il est pertinent, en cette période de la Saint-Valentin, de parler du couple.

Une des raisons qui me pousse à vouloir rester que deux dans ma maison est l'amour que je porte à mon conjoint et à la vie que nous menons ensemble (pleine de soupers au resto, de voyages plus ou moins improvisés, de dodo à l'heure qui nous plaît, de soirées passées sur le canapé à écouter des films ou des téléséries, des petits déjeuners interminables le week-end, en pyjama, des sorties avec les amis... et je pourrais continuer encore pendant des heures.)

(Crédit photographique: image "Stock" trouvée sur Internet)


Je trouve déjà notre emploi du temps très chargé et nous ne sommes que deux. À trois, quatre, sept (!) dans une même maison, j'aurais vraiment l'impression de perdre ma spontanéité (une des valeurs auxquelles je tiens le plus) et ma joie de vivre.


Bref, le couple est à l'honneur parmi mes raisons de ne pas vouloir d'enfant.


Eh bien, certains psychologues abondent également dans ce sens, pour citer cet article trouvé sur Internet:
"En général, les couples seraient très heureux après leur mariage et juste avant l'arrivée du bébé, soit durant la période d'impatience et d'idéalisation. Mais leur bonheur décline dès la naissance de l'enfant, affirmait le psychologue Daniel Gilbert de l'Université Harvard en conférence à Sydney, il y a à peine quelques années.
Et le bonheur du couple en prend un autre coup lorsque l'enfant atteint l'adolescence, ajoute-t-il.
Ce n'est que lorsque l'enfant devient adulte et quitte le foyer familial que le niveau de bonheur du couple augmente à nouveau, soutient le psychologue."
Pour lire la suite de cet amusant article, cliquez ci-bas:

vendredi 4 février 2011

Article "Ne pas avoir d'enfant: un choix décomplexé" dans le magazine Rezo

Il y a quelques mois déjà, le journaliste Emmanuel Haddad me contactait depuis l'Espagne pour de plus amples renseignements à propos du mouvement childfree dans la francophonie.

Son article Ne pas avoir d'enfant: un choix décomplexé est paru il y a quelques semaines dans le magazine que vous pouvez consulter en cliquant ci-dessous.


Bonne lecture!

mercredi 2 février 2011

Un webdocumentaire sur l'interruption volontaire de grossesse

Une petite fée (en fait une lectrice me rappelant que je ne dois pas laisser l'hiver me démoraliser et qu'il est impératif que j'entretienne mon blog de façon plus assidue) m'apprenait récemment l'existence d'un blog et d'un webdocu belge nommé Cuisine interne.

"On ne s'y attend jamais quand on ne la veut pas. Et pourtant elle arrive, la grossesse... et peut arriver à n'importe qui. Cela pourrait même être vous, demain, qui tombiez enceinte. 
Le Centre Louise Michel est un planning familial liégeois. Un planning pro-choix. On n'y pousse ni à l'avortement, ni à la vie. 
Louise Michel, c'est une équipe aussi, composée de médecins, de psychologues, et d'assistants sociaux. Un endroit humain avant tout. 
Tourné avec le Canon 550D."
Voici la bande annonce:

Trailer - Cuisine Interne from Joan Roels on Vimeo.

Pour en savoir plus à propos de leur démarche et de ce film, je vous conseille de lire leur blog:
http://cuisineinterne.wordpress.com/



J'espère bien que ce docu verra le jour. Bonne chance à l'équipe de réalisation!