jeudi 17 novembre 2011

Des statues childfree ?

Il y a quelque temps, je suis tombée sur ces photos que j'ai trouvées particulièrement hilarantes, dans cet article intitulé The 14 Most Unintentionally Terrifying Statues in the World. Et j'ai noté que plusieurs d'entre elles peuvent être vues comme childfree. 

En particulier celle d'Oslo où un homme semble devoir se battre contre des bébés volants, celle de Berne où un ogre mange des bébés ou celle de Prague où une armée de bébés sans visage se promènent dans un parc.



Allez voir le site, c'est hilarant !

dimanche 13 novembre 2011

De l'humour de mauvais goût - comme je l'aime

Parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Merci, Amélie, de m'avoir fait découvrir ça sur Facebook.

(Traduction: MDR t'es baisée!)

Bien que le sujet de la grossesse involontaire ne soit pas très drôle, j'ai bien aimé cette image. D'ailleurs, lors de la recherche pour mon documentaire, j'ai été assez surprise de constater que beaucoup de femmes childfree garderaient leur enfant si jamais elles tombaient enceinte.

Moi pas, et je n'ai pas honte à le dire. Ça ne me ferait évidemment pas plaisir, mais je n'aurais aucun dilemme éthique à me faire avorter. Et comme aucune fibre de mon corps ne se dit que peut-être un jour, je pourrais en vouloir, la décision ne serait pas trop difficile. 

Faut aussi dire que je n'ai jamais vraiment été curieuse de savoir comment on se sent enceinte. Certaines amies childfree m'ont avoué que bien qu'elles ne souhaitent pas avoir d'enfant, elles aimeraient bien échanger de corps avec une femme enceinte pendant une journée afin de connaître cette expérience. Moi, j'ai peut-être trop souvent vu le film Alien, mais prêter mon corps à un autre être vivant, ça me dégoûte passablement.

mercredi 9 novembre 2011

Un autre acteur de Mad Men sans enfant

Non seulement suis-je rendue une fan finie de la série Mad Men, mais j'ai maintenant deux raisons d'aimer encore plus cette série. En novembre dernier, je vous parlais que "Pete" était childfree, autant dans la série que dans la vraie vie, eh bien, il semblerait que "Don" aussi. Du moins, sans être aussi revendicateur que Vincent Kartheiser (Pete), Jon Hamm (Don) dit ne pas être pressé d'avoir des enfants avec la femme qui partage sa vie depuis les 14 dernières années.


Pour en savoir plus, lisez cet article (en anglais).

Si j'accorde de l'importance à ce fait divers, c'est que rares sont les acteurs qui osent faire autrement que la crème de la crème d'Hollywood qui est complètement gaga pour les bébés. Pensons à toutes les unes des journaux à potin "est-ce que telle ou telle actrice serait enceinte?" "Voici le dernier shooting photo des nouveaux-nés de Céline Dion!" "Avoir un enfant est la plus belle chose qui me soit arrivée", de dire telle actrice obscure qui tient à revenir sous les feux des projecteurs grâce à son bébé.

Bref non seulement Mad Men est une série que j'adore (et qui a un regard très différent sur la maternité que toutes les autres séries qui se déroulent à notre époque), mais en plus les acteurs semblent avoir des valeurs que j'admire. Alors donc... vive Mad Men, vive boire et fumer pendant qu'on est enceinte, vive les mères à la maison qui trouvent cette vie monotone et ennuyante, vive dire aux enfants qu'ils sont mieux de se fermer la gueule parce que maman a mal à la tête d'avoir trop bu.

samedi 5 novembre 2011

Des enfants trop bruyants

Il semblerait que certaines personnes soient encore plus intolérantes au bruit que moi. En effet, en Angleterre, une plainte a été portée contre un enfant de 4 ans trop bruyant. Ses parents pourraient même devoir payer une amende de 5 000 £ (plus de 8 000 $) si le bruit ne cesse pas. 





Voici l'histoire complète (en anglais.)

Je suis d'accord avec le principe que des enfants, ça ne peut pas être sage comme une image 24 heures sur 24. Ceci dit, il y a quand même des limites.

Je cite en exemple mes voisins préférés.

À côté de chez moi, il y a une famille de cons. Je vous dresse le portrait: un couple dans le début trentaine, habillés comme la chienne à Jacques, les cheveux continuellement gras, la voix rauque de trop fumer. Ils ont passé l'été entier dans leur cour, à gueuler, avec une paire de jumeaux d'un peu plus de deux ans qui crient continuellement, pas juste les enfants, les parents aussi ! Bien évidemment, je les ai pris en grippe. Mais plus grippée que ça, c'est la pneumonie.

À chaque fois que je rentre chez moi, les enfants de la voisine sortent et c'est la crise. Quand c'est pas un, c'est l'autre, mais généralement, ils se relaient et font tout un concert pendant une quinzaine de minutes. Et que font les parents? Rien. Ils les regardent brailler, les bras croisés, une cigarette au bec.

Un certain samedi après-midi, alors que j'étais tranquillement assise dans mon salon, les fenêtres bien fermées, concentrée à écrire un texte, j'entends un pigeon roucouler. Il roucoule, roucoule, roucoule. Ça n'arrête plus. Je commence à me poser des questions sur l'étanchéité de mes fenêtres supposément insonorisées quand je me rends compte que ce n'est pas un pigeon qui fait tout ce vacarme, mais le papa des jumeaux. Il tient ses gamins par la main et sautent tous trois dans une petite piscine pour enfants et c'est lui qui hurle "rou, rou, rou, rou, rou!" à plein poumons. Pour-quoi? Ça a bien dû durer une demi-heure.

Quelques semaines plus tard, je rentre chez moi et passant devant leur clôture, j'entends une espèce de son de scie mécanique et le rire des jumeaux. Je comprends que c'est leur nouveau jouet, que je n'ai pas vu, mais seulement entendu. Je commence à me poser de sérieuses questions quant à la santé mentale des parents. Ceux-là ont certainement dû faire l'école buissonnière lors des cours prénataux parce qu'on dirait que dès qu'ils sont face à un choix, ils prennent systématiquement le mauvais.

Autre exemple. L'été dernier, les parents ont acheté à leurs petits morveux un jeu de base-ball. Je ne l'ai pas vu, seulement entendu. J'imagine que c'est une patente sur laquelle est posée une balle qui est projetée vers le joueur après une série de bips stridents. Voyez le topo: je suis encore une fois assise tranquille dans mon salon quand soudain: BIP... BIP... BIP... BIP-BIP-BIP-BIP! Clac! Et ça recommence comme ça 100-150 fois? De quoi vouloir tuer. Rien ne m'agresse plus que des sons stridents répétitifs et ils peuvent jouer à ce jeu-là pendant 2 heures... à raison de 4 fois par jour.

Il me vient des rages meurtrières!!

Comme quoi, une partie de moi comprend très bien le voisin qui a fait une plainte de son pour l'enfant qui hurlait. Oui, y a des sons de vie normaux. En bas de chez moi, vit un couple avec un enfant de 2 ans et un nouveau-né. Je les ADORE. Ils sont gentils, respectueux, calmes. Bref, le contraire total de mes voisins si dérangeants. Et oui, parfois, j'entends le petit pleurer, mais c'est normal. Ça dure quelques minutes, c'est tout. Des fois aussi, je l'entends rire. C'est cute. Et ça ne dure que quelques minutes. Il y a des sons de vie normaux, y a aussi des criss d'épais qui sont bruyants et qui élèvent leurs enfants pour être comme eux: des criss de cons. Ça y est, je l'ai dit, bon.

jeudi 3 novembre 2011

Peut-on réellement dire qu'on ne voudra jamais d'enfant ?

Certaines femmes m'ont dit qu'elles ont toujours su qu'elles n'auraient jamais d'enfant. Toutes petites, elles disaient à leurs parents: "Moi, j'aurai jamais de bébé!" D'autres ne se sont réellement penché sur la question qu'à l'âge adulte, souvent confronté au désir d'enfant de leur conjoint ou lors d'une grossesse involontaire. 

Certaines femmes m'écrivent et me disent qu'elles ont 18 ans et ne voudront jamais d'enfant. Je les crois. D'autres diront qu'à cet âge-là, on ne peut pas réellement savoir. Et moi, je me dis, pourquoi pas ? Moi, j'ai toujours su que les enfants ne m'intéressaient pas trop et que la vie de parent me semblait d'un ennui mortel. Je le savais à 14, 18, 22, 27 et maintenant 33 ans. J'avais donc raison à 18 ans de dire que je ne voulais pas d'enfant.

Pourtant on ne me croyait pas. "T'es jeune, tu vas changer d'avis." On m'assommait avec ce fait. Comme si inévitablement tout le monde changeait d'avis. Comme si c'était impossible de se connaître assez pour savoir qu'être parent n'est pas dans nos valeurs. Parce que pour moi, ça revient souvent à ça. Le désir d'avoir des enfants est un choix de vie que font certaines personnes qui ont des valeurs, besoins et désirs que je n'ai pas.

Certes, certaines personnes changent d'avis. Tant mieux pour elles. Une amie (ex-?)childfree est justement devenue mère il y a environ un mois et demi et elle m'avoue surprise qu'elle est heureuse et comblée. Bien, tant mieux! Tant mieux si après s'être interrogé sur nos motivations et raisons pour ne pas avoir d'enfant, on se rend compte qu'en fait, ça ne s'applique plus et qu'on change d'avis. Et tant mieux si cette nouvelle vie nous plaît. Le contraire serait plutôt triste. 

Oui, c'est possible de changer d'avis parce qu'on évolue en tant que personne tout au cours de notre vie. Mais c'est aussi possible de rester fidèle à nos valeurs de base qui peuvent ne pas être compatibles avec la vie de  parent comblé. Moi, par exemple, l'idée de passer 6 mois, voire un an à la maison avec bébé attaché à mon sein, à mal dormir et à ne penser qu'à mon enfant, ça me semble être le comble de la platitude. C'est trop basique pour moi. Oui, après, bébé grandit, mais reste qu'après le boulot, aller chercher l'enfant à la garderie, l'aider avec ses devoirs, lui donner son bain, lui faire à manger, ranger, faire les courses, etc, beurk! Désolée, ça ne m'intéresse pas. Bien contente que d'autres ne trouvent pas ça emmerdant, moi, oui.

Reste que beaucoup de femmes qui disent à 18 ans, 22 ans, 25 ans, 29 ans, 36 ans, qu'elles ne voudront jamais avoir d'enfant... peuvent avoir raison et méritent donc par le fait même d'être traitées avec respect sans se faire dire "tu peux pas savoir que tu changeras jamais d'avis, t'es trop jeune, etc." Oui, c'est possible de se connaître assez pour le savoir. Certaines personnes se connaissent extrêmement bien à 16 ans... d'autres ne se connaîtront jamais réellement. C'est donc du cas par cas. Toutefois tout le monde mérite d'être pris au sérieux. 

Et puis, serait-ce réellement la fin du monde si quelqu'un avouait à 20 ans ne pas vouloir d'enfant et décide d'en avoir à 37 ans? Non, pas trop.