vendredi 28 décembre 2012

Le temps des Fêtes, une période souvent difficile

Que l'on soit parent ou non, le temps des Fêtes est souvent une période difficile pour beaucoup d'entre nous. Entre les partys de famille plus ou moins intéressants, le stress des cadeaux, le temps de relâche dont on ne sait que faire après maintes semaines à courir partout, bref, ça peut causer beaucoup de tensions.

Je vous souhaite donc tout le contraire: des vacances reposantes, joyeuses, amoureuses et positives et une nouvelle année encore meilleure que la précédente.

Joyeuses Fêtes!

jeudi 20 décembre 2012

Et toi, si...

L'autre jour, j'avais une conversation de filles avec des amies. Le genre: "Toi, comment appellerais-tu tes enfants?" Je ne déteste pas participer à ces conversations et me projeter dans un futur imaginaire. Moi aussi, comme beaucoup de femmes, j'ai une idée des noms que je donnerais à mes enfants. Le hic, c'est que pour moi, c'est purement un exercice de style. Des noms que je pourrais donner à des chats ou à des personnages.

Alors toujours sur le même sujet, je dis tout bonnement aux filles: "En tout cas, si j'étais enceinte, moi, c'est sûr que je demanderais à mon conjoint de faire les mêmes sacrifices que moi. Si je bois pas, tu bois pas!" Et là, toutes les filles se sont écriées: "Ben non! Tu peux pas lui demander ça! Voyons donc!" Et moi qui pensais  que tout le monde allait applaudir cette pensée féministe et dire: "Ah oui, c'est sûr, moi aussi, je ferais la même chose. Égalité pour tous!" Mais non, ces femmes trouvaient toutes complètement naturel qu'elles seules se privent et me voyaient comme contrôlante.

C'est alors que j'ai compris. Parmi elles, j'étais la seule qui ne voulait pas d'enfant. Pour moi, être enceinte n'est qu'un paquet de sacrifices. Jamais n'aie-je pensé que la femme peut ressentir des sensations privilégiées vis-à-vis l'homme puisque pour moi, savoir qu'un enfant grandit dans mon ventre, sentir ses premiers coups de pied, etc., ça ne m'intéresse pas, mais alors pas du tout. Je vois même plutôt ça comme dans Alien, un fétus-parasite qui me viderait de mon énergie et me donnerait des maux de ventre et de dos.

Comme quoi tout se passe réellement dans l'oeil de celle qui regarde.

Puisque être enceinte pour moi n'est que sacrifice (pas d'alcool ou de sushis pendant 9 mois!!) en plus des prises de sang, de la fatigue, etc., pourquoi ne pas demander à son conjoint de faire sa part aussi et de couper sur son fun lui aussi?

Mais non, cela fait de moi une marâtre, une femme qui ne comprend pas qu'elle est privilégiée. Mais doit-on toutes trouver que la maternité n'est que privilèges? N'y a-t-il pas aussi une part de sacrifices. C'est sûr que quand tu veux avoir des enfants, t'es prête à sacrifier un peu de ton fun pour quelques mois en vue de passer une vie entière avec cet enfant que tu désires. Mais quand tu n'en veux pas et que tu vois la maternité comme une période de 9 mois qui se solde par... rien d'intéressant, difficile de voir ces 9 (trop) longs mois comme étant autre chose qu'une série de sacrifices, malaises et autres trucs déplaisants.

Bref mes positions de non-mère volontaire me trahissent parfois malgré moi, même quand je participe aux conversations fantasques d'un futur qui ne sera jamais le mien.

lundi 17 décembre 2012

Des nouvelles de mon film

Chères lectrices, chers lecteurs, je ne vous ai pas oublié-e-s! Si je n'ai pas écrit à propos des progrès de montage de mon film, c'est simplement parce que j'ai été trop occupée ces derniers mois pour avoir la tête à mettre mon blog à jour. Mais c'est bon signe, le film avance!

Par manque de budget, j'ai dû retarder un peu le début du montage qui devait commencer en mai dernier, mais n'a réellement commencé qu'en octobre.

Comme vous le savez sûrement, je n'ai reçu aucune subvention pour ce film, tant à l'écriture qu'à la production et au montage. Je ne me verse aucun salaire, en fait, c'est plutôt le contraire, j'investis toute mes économies dans ce film. Puisque je tiens à ce que Maman? Non merci! soit le plus professionnel possible, j'insiste pour travailler avec des experts dans divers domaines, que ce soit à la prise de son ou au montage, et je tiens à payer ces gens pour le temps qu'ils m'accordent.

Depuis l'été dernier, je travaille d'arrache-pied pour accumuler les fonds nécessaires pour terminer le montage de mon film. C'est un cercle vicieux, voyez-vous. Il me manque de l'argent pour payer mes collaborateurs, alors je travaille davantage, mais alors, je manque de temps pour monter. Si seulement on pouvait avoir le beurre et l'argent du beurre en même temps...

Voici pourquoi je m'adresse à nouveau à vous.

Votre générosité pour m'aider à ce que ce film voie le jour m'a beaucoup touchée au cours des dernières années et m'a permise d'engager plusieurs professionnels, de louer de l'équipement et de me déplacer pour rencontrer des gens fascinants partout au Québec, ainsi qu'en France et en Belgique. Merci beaucoup! Par contre, il me manque encore des fonds pour le montage qui me coûtera environ 10 000 $. (Sans parler ensuite de la distribution... envoyer des DVD par la poste à des festivals internationaux qui demandent bien souvent des frais d'inscription est également très couteux - souvent près de 100 $ par soumission.)

Il n'est donc pas trop tard pour faire une petite contribution à mon documentaire en m'envoyant des sous soit par Paypal ou par la poste (écrivez-moi pour connaître mon adresse postale) pour m'aider à terminer ce film avant 2027!


Un DVD de mon film Mamamn? Non merci! (lorsque terminé) vous sera envoyé pour tout don de 25 $ CAN (un peu moins de 20 euros) ou plus.

Pour 50 $, vous recevrez une copie de mon film, lorsque terminé, ainsi qu'une paire de billets pour la représentation de votre choix lors de sa sortie en salle ou en festival.

Pour 100 $ et plus, vous aurez votre nom au générique.

Bien sûr, tous les dons, aussi petits ou généreux soient-ils, sont les bienvenus!

Merci de votre patience. N'ayez crainte, ce film se terminera coûte que coûte. Cela fera 4 ans en janvier que j'ai commencé à travailler sur ce projet, ce n'est pas maintenant, ni dans quelques mois, que j'abandonnerai. Faire des films de manière indépendante est toujours très long, mais c'est pour une bonne cause: un produit final de qualité!

Et n'oubliez pas de parler de mon film et de ma démarche de financement par la communauté à tous vos amis! Vous pouvez partager ce billet et tous les autres sur Facebook, Google+, Twitter et sur d'autres réseaux sociaux en cliquant sur les icônes ci-bas.

jeudi 6 décembre 2012

"Les couples qui ne veulent pas d'enfants"

Une amie m'a informée que France Inter a fait une autre émission sur le sujet des non-parents.

Vous pouvez l'écouter en suivant ce lien.

samedi 10 novembre 2012

En mémoire de Claudette Valiquette


Je tiens à remercier Claudette Valiquette, une gentille dame que j'ai rencontrée au printemps 2011 et qui venait de fêter ses 70 ans. Elle a voulu me parler de sa vie pour mon film, de ses choix, de sa décision de ne pas avoir d'enfant, de son expérience très positive avec le célèbre Dr Morgentaler, de sa vie présente en résidence... bref se livrer à moi.

Je l'ai tout de suite trouvée très attachante. Elle m'appelait périodiquement pour prendre des nouvelles de mon film, savoir quand il sortirait, peut-être savait-elle qu'elle n'en avait plus pour longtemps, elle ne m'en a jamais glissé mot. Puis, en août dernier, je me suis aperçue que ça faisait quelque temps que je n'avais pas eu de ses nouvelles. J'ai donc appelé à sa résidence et laissé quelques messages. Puis je me suis inquiétée; d'habitude, elle me rappelait la journée même. J'ai passé un coup de fil à la responsable de cette habitation qui m'a dit qu'elle était décédée la semaine d'avant. Je l'ai manquée de peu.

Ça m'a fait un choc. J'ai trop tardé dans le montage du film et n'ai rien pu lui montrer. Sa participation et son témoignage restent cruciaux pour moi. Je tiens donc à dédier d'avance mon film à Claudette, une femme forte qui a vécu une vie pas toujours facile, qui a fait des choix qu'elle n'a jamais regrettés et qui m'a démontré qu'une vie sans enfant  n'est absolument pas synonyme de solitude et de regrets. Je vous lève mon chapeau, Madame Valiquette, et vous remercie de tout coeur pour votre générosité.

En espérant qu'elle vous touche tout autant que moi lorsque vous la verrez dans mon film.

mardi 23 octobre 2012

Le Canada, un pays progressiste?


Celles et ceux qui croient encore que le Canada est un pays progressiste et en avance sur l'Europe auraient intérêt à lire cet article.

"Un député conservateur a décerné des médailles à deux farouches militantes antiavortement, dont l'une est en prison."


Comme le dit un ami, ces femmes ne sont pas "pro-vie," mais bel et bien "pro-naissance" parce qu'après, elles ne respectent plus la vie de personne.

Comme quoi la réputation du Canada en tant que pays ouvert d'esprit et progressiste est bien surfaite.  Lors de mes maints séjours en France et en Belgique, beaucoup de gens m'ont dit : "Ah, mais le Canada, vous avez des années d'avance sur nous." Ce qui m'a toujours profondément mystifiée puisque, depuis une bonne demi-douzaine d'années, je m'aperçois qu'on semble plutôt revenir à l'âge de pierre.

Je m'ennuie du Canada d'avant les Conservateurs. Toutes les bêtises de "mon" gouvernement fédéral vont finir par faire de moi une séparatiste pure et dure, moi qui ai toujours prôné l'abolition des frontières, c'est en lisant de telles aberrations que je ne veux plus rien à faire avec le Canada.

mardi 28 août 2012

Unbaby.me une application pour les childfree!

Vous n'aimez pas que votre fil de nouvelles de Facebook soit inondé de photos de bébés? Vous n'en avez rien à cirer? Eh bien, finie, la souffrance! Il existe depuis quelque temps l'application http://unbaby.me/ qui remplace toutes les photos de bébé de vos amis facebookiens par autre chose.

L'aie-je testée? Non. En aie-je eu le sourire aux lèvres? Tout à fait. 

Personnellement, je préfère tout simplement ne plus suivre la vie des gens qui ne m'intéressent pas (que ce soit parce qu'ils ne parlent que de bébés, que de "gros chars", ou tiennent des discours de droite qui m'énervent) que d'enlever les photos de poupons (parce qu'en même temps, ça n'enlève pas le discours qui va avec...), mais à chacun sa façon de rendre sa vie plus plaisante.

Alors si l'idée de voir un autre bébé barbouillé de gâteau au chocolat vous lève le cœur, faites-vous plaisir! C'est gratuit et surtout très discret. Vos amis parents sur Facebook n'en auront jamais conscience. Allez, gâtez-vous!

jeudi 23 août 2012

Impossible d'être enceinte des suites d'un "vrai viol"

C'est du moins la théorie de Todd Akin, un élu républicain du Missouri et candidat au Sénat américain.

Il semblerait, selon M. Akin, que seuls les "faux viols" puissent déboucher sur une grossesse, mais qu'en cas de "vrai" viol, notre corps nous empêcherait de créer un enfant. Ce qui poussa Jezebel.com a écrire un excellent article (en anglais) sur ce qu'est le "vrai" viol, par rapport au "faux viol" ainsi que toutes les idées préconçues qu'ont la droite fondamentaliste américaine à propos de comment fonctionne le corps (et l'esprit) d'une femme.

À lire, mais je vous préviens, vous risquez de grimper dans les rideaux.

http://jezebel.com/5936160/the-official-guide-to-legitimate-rape

lundi 20 août 2012

Un contraceptif pour homme qui serait meilleur que la pilule?

On vient de m'apprendre l'existence de quelque chose de fabuleux, une injection contraceptive longue durée pour homme!

On a souvent entendu parler de pilule contraceptive pour homme et j'ai toujours la même pensée: "Ferais-je assez confiance à mon conjoint de prendre la pilule à tous les jours alors que s'il l'oublie, ce n'est pas lui, mais moi, qui devra en subir les conséquences?"


Bref mesdames, il se pourrait qu'une solution miracle existe. Cette injection durerait 10 ans, serait hautement efficace et moins nocive pour le corps que d'avaler une pilule quotidiennement. J'ai d'ailleurs choisi ici de ne pas mentionner la théorie que la prise de contraceptifs oraux rejetterait beaucoup d'estrogène dans les rivières et provoquerait la féminisation des poissons dans nos cours d'eau puisqu'il semblerait que ce soit une fausse hypthèse émise par le Vatican pour que les femmes cessent de prendre la pilule. Ah Benoît, Benoît, Benoît...

Celles qui, comme moi, ne veulent pas avoir d'enfant et croient que c'est une philosophie qu'elles garderont à long terme, peuvent trouver que 10 ans, c'est un lapse de temps parfait pour l'effet d'un tel contraceptif. Mais je sais également que ce n'est pas tout le monde qui partage mes opinions et que certaines pourraient changer d'avis. Alors ne vous en faites pas, il est aussi simple d'arrêter ce contraceptif masculin que de le commencer. Il ne suffit que d'une autre injection et le tour est joué.


Le seul hic? Il n'est pour le moment disponible qu'en Inde. Alors mesdames, visitez votre site Web de voyages à rabais préféré et pensez à amener votre conjoint en vacances au pays des vaches sacrées, des vêtements colorés, de la bouffe végétarienne et des contraceptifs pour hommes!

lundi 9 juillet 2012

Émission sur les non-parents sur France Inter

On m'a avisée que France Inter a diffusé récemment une émission sur les non-parents intitulée Mutants : Les nullipares avec entre autres mon amie Véronique Cazot, l'auteure de la BD Et toi, quand est-ce que tu t'y mets?

Vous pouvez l'écouter ici.

lundi 2 juillet 2012

La maternité, un désir biologique?

Un lecteur et blogeur nous fait cadeau de ce texte. Merci, Olivier Chacornac, de "Tu penses comme tout le monde".
La maternité est un désir biologique
On entend parfois dire qu’arrivées à un certain âge, les femmes ressentent le besoin d’avoir des enfants. Certains avancent même qu’il s’agit là d’un instinct maternel, une sorte de pulsion biologique créant chez la femme le désir de procréer. L’idée semble assez répandue, étant donné qu’il est fréquent qu’une femme, lorsqu’elle évoque son absence d’intérêt face à la maternité, se voit répondre « tu verras, ça viendra », comme s’il s’agissait là d’un incontournable dans la vie d’une femme. Mais les sciences tiennent un autre discours à ce sujet.

Commençons par aborder la question du point de vue de l’évolution. Nous sommes des mammifères, et nous partageons le même mode de reproduction avec l’ensemble des mammifères : accouplement, fécondation, grossesse et finalement mise au monde d’un nouvel (ou de nouveaux) individu(s). Il serait aberrant de parler d’un désir de maternité d’origine biologique chez les marmottes. Elles se contentent de suivre quelques instincts de base pour procréer et faire survivre leur espèce : instinct sexuel (accouplement) et instinct de protection et de satisfaction des besoins essentiels de la progéniture. Et il en est de même pour tous les mammifères, y compris l’humain. Mêmes si nos comportements sont hautement plus complexes que ceux des autres mammifères, le schéma reproductif ne change pas. Peut-on cependant penser que l’évolution a créé chez l’humain, en plus des instincts sexuels, un instinct créant un désir d’enfant ? Ceci est théoriquement impossible pour deux raisons :

1 – Les instincts sexuels sont largement suffisants pour assurer la procréation et la perpétuation de l’espèce. Du point de vue évolutif, l’apparition d’un instinct supplémentaire n’apportant pas de bénéfice à la survie de l’espèce est très peu probable.

2 – L’homo sapiens (l’homme moderne) est apparu il y a plus de 200 000 ans. Pourtant, il n’a fait le lien entre la sexualité et la reproduction que tardivement, à l’époque où il commençait à être éleveur, il y a environ 10 000 ans. Avant cela, l’apparition d’un “gène du désir d’enfant” est impossible étant donné que l’homme ignorait comment procéder pour procréer. Et nos gènes n’ayant pratiquement pas changé en plus de 200 000 ans, il est impossible que l’évolution ait façonné un tel désir en seulement 10 000 ans.

Dans ce cas, d’où vient ce désir d’avoir des enfants ? S’il n’est pas d’origine biologique, c’est qu’il est d’origine sociale. Si l’évolution n’a pas implanté en nous ce désir, elle s’est tout de même assurer de nous donner quelques instincts de base pour faire de nous de bons parents. C’est cela qui fait que l’on trouve les enfants mignons et que l’on ai envie de s’occuper d’eux. Le fait de côtoyer des parents et leurs enfants, de voir la satisfaction que cela apporte sont autant d’éléments qui peuvent donner envie de devenir parent. 

Il existe aussi d’autres facteurs, moins enviables, comme la pression sociale : cette image de nos sociétés modernes qui fait qu’une famille épanouie est une famille avec enfants, qu’une femme accomplie est nécessairement une mère, et parfois la pression des parents qui réclament des petits-enfants.

Une autre observation que l’on peut faire et qui soutient l’origine non biologique du désir de maternité (ou de parentalité car cela concerne aussi bien les hommes) est qu’il existe des couples ne souhaitant pas avoir d’enfants, des childfree. Leurs motivations sont diverses, mais la principale avancée est un désintérêt face à la parentalité : avoir des enfants ne les intéresse tout simplement pas. Ils ne détestent pas les enfants (ils peuvent même apprécier ceux des autres), mais avoir les leurs ne les attire pas ou peu. Si la maternité était un désir biologique, on pourrait considérer les chilfree comme des individus anormaux. Fort heureusement, ce n’est pas le cas. Après tout, dans des sociétés où la contraception est très accessible, la sexualité et la procréation sont deux choses bien distinctes. Avoir des enfants n’est plus la conséquence de nos activités sexuelles, c’est désormais un choix.

Et puis il y a tout de même quelque chose de fondamentalement antiféministe à considérer que le désir d’avoir des enfants a une origine biologique. Cela réduit la femme à une machine à procréer, incapable de faire un choix de vie de la plus grande importance : celui d’avoir ou non des enfants. Les féministes ont beaucoup lutté pour le droit et l’accès à la contraception car celle-ci participe à l’émancipation des femmes : elle leur donne le choix de faire des enfants ou non, et si oui, elle leur permet de choisir le moment souhaité. Attribuer une origine biologique au désir de faire des enfants, c’est faire reculer les mentalités au sujet de la libération des femmes, marginaliser les “childfree” et oublier une partie de ce que la science a permis en matière de progrès humain. Et au XXIème siècle, il est plus que nécessaire de déconstruire ce mythe.

mercredi 27 juin 2012

Réponse à un courriel blessant

Aujourd'hui, j'ai reçu ce courriel de la part d'une dame qui s'aime peut-être un peu trop et qui tient à contacter ceux qui ne lui ont rien demandé pour leur dire à quelle point leur réflexion n'est pas poussée. Je me permets de recopier l’entièreté du message afin de vous communiquer à quel point il est insultant et blessant de recevoir des lettres non sollicitées qui ne se veulent aucunement aidantes, mais critiques et méchantes.
Bonjour Mme Baribeau,

Je suis arrivée dans votre site via la page de la Gazette des femmes. Je considère votre point de vue légitime, mais je ne peux m'empêcher de déplorer les limites à la réflexion qu'imposent les bases sur lesquelles il repose. En effet, comme les athées qui se définissent en opposition aux croyants (s'ils n'y avait soudain plus de croyants, que deviendraient-ils? les croyants ne sont-ils que ça? le sont-ils tous de la même manière? peut-ont être diversement athée?), il semble que les "childfree" ou "non-parents" tracent les contours de leur identité en opposition à ceux qui ont des enfants, alors même que, très paradoxalement, ces "childfree" ou "non-parents", dont vous-même, dénoncent le fait que la parentalité est à ce point mise de l'avant dans les médias qu'elle finit par devenir réductrice. Vous demandez à ce que cette parentalité ne soit vue que comme une facette de l'identité de chacun - et tout particulièrement des femmes -, mais vous réduisez vous-mêmes l'identité de ceux qui ont des enfants, par rapport auxquels vous souhaitez vous distinguer ouvertement, à n'être que cela, des parents, des "avec enfants" (par opposition aux "sans", les "childfree").

Si vous souhaitez vraiment que les femmes se construisent elles-mêmes et soient vues socialement comme des amantes, des professionnelles et, parmi plusieurs autres facettes, des mères, vous devriez vraiment remettre en question la case dans laquelle vous enfermez ceux/celles qui ont des enfants, voire qui placent la famille au centre de leur vie. Ce n'est certainement pas une tare de le faire, et si les médias mettent la parentalité - et la maternité - de l'avant, c'est peut-être simplement parce qu'il s'agit de l'un des derniers lieux communs qui unissent l'humanité, aussi banal que cette explication puisse paraître (je n'avais plus aucun contact avec plusieurs membres de ma famille élargie avant d'avoir des enfants : j'étais l'intellectuelle d'un milieu populaire, la Montréalaise de passage dans la région natale, la voyageuse chez les sédentaires, la lectrice chez les télévores, loin de "ma nature", je n'avais rien pour réintégrer le clan, si l'on peut dire : je n'approuve pas ce procédé d'exclusion/réinclusion, je le remarque simplement, sans en faire tout un plat). Sans compter que les diverses représentations des biotechnologies n'ont rien pour rassurer personne et que, dans ce contexte, la "bedaine" est qqch de réconfortant. Je ne vois rien de plus misogyne là-dedans que dans le reste des aspects sous lesquels on donne à voir les femmes dans la sphère publique - il y en a des bien pires...

Je me souviens d'un jour de 2005, un an après la naissance de mon premier fils, où j'ai rencontré par hasard ma directrice de thèse dans une bibliothèque où je faisais des recherches : "Eh ben, vous n'avez pas l'air d'avoir arrêté longtemps." De la part d'une farouche "childfree" (qui avait déjà dit à l'une de mes amies que les bébés, c'est comme des petits animaux baveux et bruyant qui empêchait de vivre, etc., ou qqch d'aussi édifiant), cela m'avait bien fait rire. Pourquoi avoir fait allusion à ma récente maternité et m'avoir ainsi "inventé" des contraintes? Papa était simplement à la maison en train de s'occuper de poupon, auquel je ne pensais pas le moins du monde, totalement absorbée par mon travail. Si cela n'avait été de cette rencontre, ma maternité ne me serait revenue à l'esprit qu'en toute fin de journée.

Je me souviens encore d'un jour de 2008, peu après la naissance de mon deuxième fils, où je prenais tranquillement un café avec une connaissance rencontrée encore une fois par hasard. Bébé pleurait dans sa poussette et je tentais de le calmer tout en continuant ma conversation. Elle me lance : "Toi tu prends ça bien, on dirait, la maternité. Ça n'a pas l'air de t'énerver." Par où l'on doit évidemment entendre: "Moi ça m'énerve tellement que j'en fais une obsession et que si j'avais un enfant, ça me tuerait." D'ailleurs, cette femme a fait quatre fausses couches avant d'avoir un bébé, qu'elle a finalement eu par pur souci de normalisation sociale. Je ne dis pas qu'elle n'aime pas son enfant, mais l'angoisse autour de ça était si forte qu'elle a abouti à plusieurs psychothérapies, épisodes dépressifs médicamentés, congés forcés, etc. C'est certainement cela qu'il faut dénoncer. Mais le faire reviendrait à quoi, devant une personne aussi mal en point? Faut-il aller lui dire : "C'est la société qui te rend malade"? Ou faut-il accepter ce désir (même forcené) d'enfant comme légitime et offrir tout l'appui qu'on peut à cette femme, en évitant tout discours réducteur quant à son identité? Malgré ce que vous semblez croire, et malgré le bon sens lui-même, peut-être, il semble bien que la recherche du bonheur prenne des chemins bien plus impensables qu'on ne pourrait le croire. Aussi, si un certain pourcentage de parents s'estimeraient plus heureux sans enfants, cela ne signifie certainement pas que c'est la parentalité qui les empêchent d'être heureux, mais bien le manque de capacité autoréflexive (qui doit-on blâmer pour cela?) et, encore plus, d'appui social et communautaire aux familles. Se sentir désemparé en tant que nouveaux parents est très commun aujourd'hui, le soutien de la famille proche ou élargie pouvant être quasi inexistant.

Tout ça pour dire que cette opposition parentalité/non-parentalité me semble avoir tout les traits d'une obsession mal réfléchie. Une véritable analyse des représentations sociales actuelles de la parentalité (et peut-être plus spécifiquement de la maternité) devrait selon moi conduire au dépassement de cette opposition.

Considérant l'état actuel de votre réflexion, je comprends que votre projet n'ait pas reçu de financement. La stérilité par choix ne devrait pas être aussi appliquée à la pensée.

Madame Lachance
Montréal

Ma réponse, je l'avoue, écrite tout de suite après la réception, fut des plus brèves.

Madame Lachance,

je ne vous remercie pas pour ce courriel non sollicité où vous m'insultez dans mes réflexions alors que je ne vous ai rien demandé. Il est évident que vous n'avez rien lu de mes écrits puisque n'importe qui de moindrement ouvert d'esprit et capable de réflexion se rendrait compte en moins d'un instant que je n'ai jamais opposé parentalité et non-parentalité.

Si ce documentaire doit se faire, c'est bel et bien parce qu'il y a des gens comme vous qui insultent nos choix de vie privés et nous bombardent d'opinions qui, franchement, ne nous intéressent absolument pas.

Au plaisir que vous ne répondiez pas à ce courriel et que vous appreniez à garder vos opinions pour vous et adieu.

Magenta Baribeau
Je vais tenter maintenant d'expliquer de manière plus posée pourquoi un tel courriel m'a a ce point énervée.

Premièrement, madame Lachance, sachez que si l'on se "définit" en tant que childfree ou non-parent, c'est qu'il faut bien donner un terme à notre statut. Sachez de plus que je n'ai rencontré personne au cours des quatre dernières années de recherche sur ce documentaire qui se définit exclusivement comme childfree. Ce n'est pas un état en soi, c'est un qualificatif, un de plusieurs. Je suis une femme, je suis une artiste, je suis une amie, je suis intolérante au lactose, je suis non-parent, je suis Montréalaise, etc. Ce blog et ce documentaire se veulent une exploration de ce qualificatif, sans nécessairement le privilégier à tout autre.

Ce que je trouve de réducteur dans la passion des médias pour la maternité est le fait qu'ils se concentrent uniquement sur cette facette de la femme et oublient toutes les autres. Pour cette même raison, mon film Maman? Non merci! se penche sur toutes ces facettes et pas que sur la non-maternité. Une femme peut être une amante, une amie, une femme, une mère, une employée, une bénévole, etc. Ces titres ne s'excluent pas mutuellement. Par contre, beaucoup de médias aujourd'hui préfèrent réduire la femme à son seul statut de mère et le privilégier à tout autre. En faisant de la sorte, on finit par croire que la maternité est plus important que tout. Je me permets de demander: "Pourquoi?"

Je suis triste de constater que vous avez été blessée par votre directrice de thèse qui vous a semblé anti-enfant. Peut-être l'était-elle, peut-être n'était-ce que votre opinion, je ne le saurai jamais. Ceci dit, vous ne pouvez pas mettre tout le monde dans le même bateau. Ce n'est pas parce qu'une personne childfree vous a intimidée que tous les non-parents sont de même. J'ai rencontré beaucoup de childfree qui aiment les enfants. J'ai également rencontré des non-parents qui n'aiment pas trop les bébés. Par contre, qu'on les aime ou qu'on ne les apprécie pas outre mesure, le fait demeure le même: nous ne souhaitons pas en avoir pour diverses raisons qui n'ont pas à être justifiées auprès de quiconque.

Enfin, je me permets de répondre que si votre propre réflexion vous mène à croire que toutes les personnes qui, comme moi, revendiquent le droit de mentionner publiquement notre non-désir d'enfant sans pour autant être attaquées (comme vous le faites), sont obsédées par cette idée de non-parentalité, je tiens à vous rassurer que ce n'est pas du tout le cas. Nous vivons généralement très bien notre état puisqu'il a été choisi et est le fruit d'une longue réflexion. Nous n'opposons rien du tout, nous savons tout simplement ce qui est le mieux pour nous. Certaines personnes rêvent de maternité, d'autres non. Nous ne nous positionnons pas face à un refus de quelque chose, mais plutôt vers l'acceptation d'une réalité tout autre que celle d'élever des enfants. Je n'ai - et n'aurai - pas d'enfant non pas parce que je suis anti-bébé, mais parce que je préfère une vie sans enfant. J'aime ma vie. J'aime la vivre de la manière dont je le fais présentement. Il ne me manque rien. Je suis heureuse.

Comprenez-vous maintenant que ce n'est pas un refus. Ne vous arrêtez pas à la terminologie. Childfree, non-parent, infertile volontaire, nullipare, ce ne sont que des appellations. Il faut bien nommer les choses après tout. De nombreuses théoriciennes francophones et anglophones se sont penché sur la question de cette appellation. Chaque mot a une limite. Childfree ou "libre d'enfant" sonne comme si tous les enfants étaient des boulets. "Non-parent" est un refus de quelque chose. Etc. On cherche donc un autre terme qui serait plus positif, plutôt à propos de profiter de la vie autrement. Mais pour l'instant, ce terme n'existe pas. Alors au diable la terminologie. Il faut passer outre.

Enfin de terminer votre longue missive avec une pointe mesquine par rapport au financement de mon documentaire est, selon moi, vil et d'une grande bassesse. Vous pouvez ne pas être d'accord avec mes choix de vie, vous pouvez ne pas être intéressée par le sujet de mon film, mais de dire que ce documentaire fait avec les moyens du bord, avec beaucoup de bénévoles, avec de grands investissements personnels et de généreux dons de personnes (childfree ou non) qui croient en mon film, a bien fait de ne pas être financé, c'est mesquin, madame.

Finalement, si au départ je ne vous ai pas remercié pour votre missive, je me rétracte maintenant et vous remercie. Pourquoi? Parce que vous m'avez renforcée dans mes convictions, madame, que notre position de "childfree" est mal comprise et qu'il faut donc que je rectifie la donne. Ce film se fera, madame, sans votre soutien financier, bien évidemment, mais celui de bien des gens qui, comme moi, sommes fatigués de se faire insulter lorsque nous prenons position. Ce film se fera. Ce film se fait. Ce film est en gestation et il verra le jour sous peu.

Recherche non-parents en Outaouais pour émission de télé

Je me permets de diffuser ce message de la part de la recherchiste de l'émission. Notez bien que ce n'est aucunement en lien avec mon film documentaire.

Je suis recherchiste à l'émission « C'est ça la vie » à la Télévision de Radio-Canada. Il s'agit d'un magazine de société animé par Marcia Pilote du lundi au vendredi de 14 h à 15 h sur le réseau national. Nous sommes présentement en relâche estivale, mais toute l'équipe travaille à la préparation de la prochaine saison.

Je vous écris, parce que nous préparons une table ronde sur le thème « Vivre sans enfant par choix ». Nous sommes à la recherche de femmes dans la région de l'Outaouais et de l'Est ontarien qui accepteraient de témoigner sur leur réalité. Je me demandais si par le biais de votre blogue ou de votre projet de documentaire, vous connaissiez des femmes dans ces régions qui correspondent à ce que l'on cherche.

Merci de bien vouloir communiquer avec moi à ce sujet.

Stéphanie Rhéaume
réalisatrice associée
C'est ça la vie, Radio-Canada
613 288-6737
stephanie.rheaume@radio-canada.ca

jeudi 21 juin 2012

Un site de rencontre pour childfree francophones

Plusieurs lecteurs m'ont fait part de leur difficulté à rencontrer l'âme sœur en tant qu'infertile volontaire. J'espère que ce site vous aidera à rencontrer des gens avec qui partager. Et en plus, il est absolument gratuit!

http://www.nokids.fr/

samedi 26 mai 2012

Qui est plus heureux? Parents ou non-parents?

Personnellement, je déteste les généralités et je pense bien que c'est du cas par cas, mais bon, cet article pourrait quand même vous intéresser, il en ressort que

"Les parents sont-ils plus heureux que les gens sans enfants ? Non. Mais les pères, oui."
À lire ici:
http://www.slate.fr/lien/56529/bonheur-parents-ou-sans-enfants

jeudi 24 mai 2012

Mon printemps érable

Bonjour chères lectrices et lecteurs,

vous pardonnerez mon absence de la blogosphère, je suis un peu occupée à essayer de changer mon pays.

Les Québécois le savent bien, le Québec est en crise et ce depuis plus de 3 mois. Comme beaucoup de gens de ma génération qui ne sont plus aux études, mais qui ont à cœur que notre pays ne devienne pas une dictature ou une nation hyper capitaliste qui ne veut que créer des contribuables sans avoir aucun intérêt envers leur bien-être, je sors dans la rue manifester mon mécontentement.

Mes lecteurs européens commencent peut-être à en entendre parler, surtout ceux qui me suivent sur Facebook et qui me voient publier lien après lien à propos du "printemps érable", de la crise actuelle et des injustices que notre premier ministre (ou dictateur suprême, c'est selon) nous impose, mais laissez-moi résumer la situation.

Depuis novembre 2011, les étudiants contestent une future augmentation des frais de scolarité qui passent du quitte au double sur trois ans. (Le Québec étant la province la plus imposée du Canada, il est normal que nous payions moins que d'autres provinces puisque nos impôts vont, entre autres, à l'éducation.) Depuis mars 2012, le gouvernement fait la sourde oreille aux revendications étudiantes et le conflit est passé de grève étudiant à mouvement social.

Le 18 mai 2012, le gouvernement libéral du Québec a adopté la loi 78 interdisant à tout groupe de plus de 49 personnes de manifester dans les rues sans avoir donné au service de police local l'itinéraire exact, le nombre de manifestants prévus et ce avec un préavis de plus de 8 heures. Toute personne allant dans une de ces manifestations (même s'il n'est pas la personne l'ayant organisée) est donc coupable de prendre part à une manifestation illégale et risque une amende de 1 000 $ à 5 000 $! (Voici le texte de la loi(pdf).) Bref, c'est une loi matraque d'un gouvernement qui refuse de négocier et qui espère arrêter la crise en arrêtant tout le monde au lieu de discuter!

La veille, le 17 mai 2012, la Ville de Montréal a adopté une loi interdisant à quiconque de porter un masque (même loufoque) ou d'avoir le visage caché lors de manifestations.



Le 22 mai 2012, plus de 250 000 citoyens sont sortis dans les rues manifester "illégalement" contre cette loi 78, contre la brutalité policière, contre les arrestations massives, contre le gouvernement fasciste, etc. Hier, plus de 500 personnes ont été arrêtées lors d'une manifestation pacifique!

Très belles photos de la méga manifestation du 22 mai 2012.

Bref, je suis dans la rue moi aussi. Je porte fièrement mon carré rouge. Je lis tous les articles que je trouve sur le sujet et je vous prierais de faire de même.

Le Québec avait la réputation d'être progressiste. Notre démocratie est en péril. On arrête des citoyens pacifistes parce qu'ils sont en désaccord avec l'idéologie du parti au pouvoir. Ça vous rappelle quelque chose, ça?

Bref, j'ai fait le choix de militer pour mon Québec, pour ma patrie, pour l'endroit que j'aime et qui est finalement en train de prendre un virage vers la gauche puisque nous étions rendus si loin à droite. Entre temps, j'ai un peu délaissé mon film. Vous comprendrez que cette cause est plus importante pour le moment. Je suis désolée de devoir vous apprendre que mon film ne sera définitivement pas prêt en juin 2012. Dès que les choses se seront calmées, dès que je ne passerai pas tout mon temps libre après le travail à militer dans la rue, je recommencerai le montage. Je n'abandonne pas mon film, je le mets simplement sur pause quelques semaines. Mais n'ayez crainte, il verra le jour, ce n'est que partie remise.

Si vous voulez en apprendre plus sur le sujet, cet article de Wikipédia est excellent:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_%C3%A9tudiante_qu%C3%A9b%C3%A9coise_de_2012

Libération.fr en parle également:
http://www.liberation.fr/printemps-erable-quebec-2012,100159

Le Monde aussi a plusieurs articles sur le sujet:
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/24/le-quebec-mine-par-une-crise-sociale-inedite_1706355_3222.html?xtmc=quebec&xtcr=5

(Les autres sur: http://www.lemonde.fr/canada/)

mercredi 9 mai 2012

Regretter avoir eu des enfants

Une amie et collaboratrice de ce blog, Catherine Vanesse, a écrit un superbe article sur les parents qui regrettent avoir eu des enfants. En effet, selon une étude, 13 % des parents belges regretteraient leur décision. 

Malheureusement au Québec, on ne possède aucune statistique sur les choix en matière de natalité. Je serais curieuse de savoir le pourcentage de femmes et d'hommes québécois qui ne veulent pas avoir d'enfant, par exemple. Des chiffres montrent que 20% des femmes n'ont pas d'enfant au Québec, mais est-ce un choix ou une fatalité? Quant à ceux qui en ont eu, j'aimerais bien savoir si des anonymes sondés oseraient dire qu'ils regrettent leur choix, le Canada étant quand même un peu plus puritain que la France sur certaines questions, blâmons nos ancêtres anglais...

Je vous invite donc à lire l'article de Catherine ici:
http://www.rtl.be/loisirs/detente/societe/737450/13-des-parents-regrettent-d-avoir-des-enfants

jeudi 3 mai 2012

Le déni de grossesse

Le déni de grossesse se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être. Faute de cette conscience, le ventre ne grossit pas et la grossesse passe généralement inaperçue de l'entourage. La femme ne prête pas attention aux mouvements du bébé. L’aménorrhée caractéristique de la grossesse peut même faire défaut. L’enfant, qui pèse presque toujours un poids classique à la naissance, se loge en fait en position debout, dans un utérus resté à la verticale, près de la colonne vertébrale.
(Source: Wikipédia) 

Ce phénomène me fascine, m'étonne et me fait même un peu peur.

Est-ce que ça pourrait m'arriver, moi qui ne veux absolument jamais être enceinte et qui prends toutes les précautions pour ne pas l'être, moi qui à chaque mois suis fière de dire à mon amoureux "Tu ne seras pas papa!", pourrais-je un jour être assez en déni que je refuserais même de croire que je suis enceinte?

Diantre! Ne jamais sous-estimer la force du déni!

Mais alors dans de tels cas, que fait-on? Si pendant toute la grossesse, on continue à avoir nos règles, on n'a aucun symptôme d'être enceinte et qu'on ne prend que peu de poids, on ne peut apprendre notre condition que lors de l'accouchement... un peu tard pour avorter. Situation difficile pour quelqu'un qui ne souhaite pas avoir d'enfant et qui n'est toutefois pas assez déséquilibré pour vouloir tuer son nouveau-né. Reste l'adoption... 

Mais voilà, une des raisons pour lesquelles je ne souhaite pas avoir d'enfant est qu'accoucher ne m'intéresse absolument pas... Je n'en suis même pas curieuse. Ça m'a l'air désagréable à la puissant mille. Croire qu'il existe une infime chance que je puisse accoucher sans l'avoir voulu, voilà une pensée terrifiante digne d'un film d'horreur des années 70!

Je sais, je sais, il n'y a eu que peu de cas de déni de grossesse par le monde, mais ces femmes n'étaient pas nécessairement folles à lier non plus. Fermez les lumières et imaginez-moi avec une lampe de poche sous le menton dire d'une voix lugubre: "Ça peut donc arriver..."

Voilà, arrêtons momentanément de frissonner en regardant ce petit numéro de Family Guy à ce sujet... Vaut mieux en rire qu'en pleurer!

jeudi 5 avril 2012

Les CONservateurs veulent rouvrir le débat sur l'avortement

Quelle surprise, le Gouvernement Harper, très de droite, veut rouvrir le débat sur l'avortement! Je vous invite donc à lire ce texte et à signer cette pétition pour l'empêcher de nous enlever ce droit acquis de peine et de misère il n'y a pas si longtemps.

lundi 5 mars 2012

Aidez-moi à terminer le montage de Maman? Non merci!

J'en appelle à votre générosité pour m'aider à terminer le montage de Maman? Non merci! Comme vous le savez, je n'ai pas eu le financement escompté de la part des financeurs canadiens (le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et lettres du Québec et la SODEC) qui trouvent tous mon sujet trop controversé et pas assez "nuancé" (bien qu'il comporte des femmes, des hommes, des gens sans enfant en couple, des célibataires, des Québécois, des Français, des Belges, des gens de 30, 40, 50 et 70 ans, des gens qui n'auront jamais d'enfant, d'autres qui ont changé d'avis et même des mères... que pourrais-je rajouter de plus, des chiens, des poissons, des plantes vertes?) Bref, je crois qu'on n'aime pas la position que je prends qui est celle de dire: "Voilà la réalité de ceux qui ne veulent pas avoir d'enfant" au lieu de dire: "Se peut-il qu'il existe des gens assez bizarres pour ne pas vouloir d'enfant? Allons enquêter là-dessus et leur dire qu'ils ont tort."


Bref je recommence donc une autre campagne de financement par la communauté, dite "crowdfunding". C'est tout simple, vous pouvez acheter mon DVD d'avance pour seulement 25$ (comme c'est le cas depuis quelques années), mais vous pouvez également contribuer plus. Pour 50$, vous aurez droit à une paire de billets (en plus du DVD) pour la représentation de votre choix. Pour 100$, vous verrez votre nom au générique du film. J'accepte toutes les contributions, de 10$ à 10 000$ ou même plus!

S'il vous plaît, parlez-en à vos amis, mettez ce lien sur Facebook, Twitter, Google+. Envoyez des courriels, c'est gratuit et ça peut m'aider à rejoindre des gens susceptibles de m'aider à terminer ce film.

Mais que pourrais-je donc avoir besoin puisque le tournage est terminé? La post-production (ou montage) est une étape très coûteuse. Je dois louer des salles de montage et de mixage, payer les monteurs et mixeurs sonores qui ne peuvent malheureusement travailler pendant des semaines bénévolement sur mon projet. Je ne me verse aucun salaire. Cet argent est strictement pour m'aider à payer les coûts liés au montage et à la création du DVD que je soumettrai par la suite aux festivals.

J'espère sortir le film en juin 2012. Aidez-moi à terminer le montage!

Merci!

Voici donc le lien de ma campagne sur IndieGoGo. Partagez-le avec tous vos amis!


http://www.indiegogo.com/Maman-Non-merci?a=44361


Mise à jour: Ma campagne de financement sur IndieGogo est maintenant terminée, par contre, il n'est pas trop tard pour contribuer. Vous trouverez à gauche de ce billet un lien vous permettant de faire un don via Paypal. Il est également possible de m'envoyer un don par la poste. Écrivez-moi pour obtenir mon adresse postale.

Quant à la date de sortie, elle est présentement inconnue. Je travaille fort au montage, mais les fonds manquent, ce qui affecte le montage. Mais ne vous en faites pas, le film verra le jour coûte que coûte que cela prenne 3 mois ou 1 an, vous recevrez votre DVD!

Et merci encore!

jeudi 1 mars 2012

Vie privée vie publique

Depuis des années, je me pose la question : "Pourquoi une grossesse est-elle d'intérêt public?"

Pourquoi les stars croient-elles bon d'annoncer haut et fort leur ventre rond. Pourquoi en fait-on un plat? Pourquoi se réjouit-on? Pourquoi cela nous intéresse-t-il? (Ou dans mon cas, m'indiffère tellement que je me demande comment on peut trouver cette information pertinente.)

Voyeurisme? Culte des célébrités? Culte de la maternité?

Bref, pour une fois, un journaliste se pose les mêmes questions. Je vous invite donc à lire l'article de Nicolas Houle dans Le Soleil de Québec.

C'est en donnant autant d'importance aux grossesses des stars qu'on inféode les femmes, qu'on nous fait comprendre que  notre "vrai" rôle est celui d'être mère, que la maternité n'a que du bon, qu'être enceinte est un événement à ne pas manquer, que c'est une étape majeure dans la vie d'une femme et donc que ça relève du domaine public. Que c'est "bon pour la collectivité." Beurk! 

Permettez-moi de dire que c'est ridicule. Les mères que j'admire sont celles qui ne font pas tout un plat de leur maternité, qui n'arrêtent pas d'être femmes, amantes, banquières/artistes/comptables, amies, parce qu'elles sont des mères. Pour qui la maternité n'est pas leur identité, mais une facette de leur personnalité. Et qui ne veulent pas en parler constamment sur Facebook ou dans des soupers d'amis. Qui ont d'autres sujet de conversation. Mais tout ça, je l'ai déjà dit. 

Re-bref, bien que la grossesse de X ou Y m'indiffère grandement, ce voyeurisme médiatique quant à lui agace royalement ma fibre féministe. J'appellerais bien au boycott des magazines à potins qui ont une femme enceinte sur leur couverture, mais je doute que mes lectrices en achètent beaucoup. Si par contre, comme vous, vous en avez assez qu'on place la maternité sur un piédestal, je vous inviterais donc à écrire aux magazines qui titrent que Cœur de pirate (ou toute autre starlette du jour) est enceinte pour leur dire votre ras-le-bol et qu'il serait peut-être plutôt temps de parler d'autres sujets. S'il faut réellement s'intéresser à la vie des stars, peut-on parler de celles qui dévouent un peu de leur temps aux œuvres humanitaires au lieu de celles qui nous disent à quel point c'est génial avoir un enfant (sans mentionner qu'ils sont élevés par leurs nounous). Parce que je doute fort que Madonna ait changé une seule couche dans sa vie...

C'était donc ma montée de lait du mois. (Une autre expression que je n'aime pas, vous comprendrez sûrement pourquoi!)

jeudi 23 février 2012

Quatrième Fête des non-parents le 23 juin 2012

Je vous annonce en quasi primeur que la 4e Fête des non-parents aura lieu pour la troisième fois à Bruxelles en Belgique, le soir du 23 juin prochain au chouette petit bar La Gougoutte à pépé dans Ixelles. (135 avenue de l'Hippodrôme).

De ce côté de l'Atlantique, aucune célébration n'est prévue cette année, mais les organisateurs aimeraient bien que l'événement devienne international. Alors si vous aimez le concept et souhaitez faire comme eux, n'hésitez pas à les contacter pour proposer une fête simultanée ailleurs,au monde, que ce soit ici au Québec, en France, aux États-Unis, ou au Zimbabwe!

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, la Fête des non-parents est un événement loufoque et très festif qui célèbre les non-parents. Pourquoi? Il y a bien une fête des mères,  une fête des pères,  une fête des grands-parents et une fête des enfants (Noël), les non-parents se sentent parfois exclus et bien seuls. C'est donc en nous célébrant une soirée par année que nous parviendrons peut-être à être reconnus comme gens dont l'utilité est autre que celle de géniteurs, que nous trouverons d'autres gens qui adhèrent aux mêmes philosophies que nous et pourrons passer une soirée à déculpabiliser et même applaudir nos choix de vie.

"Il est injuste que les non-parents ne soient jamais célébrés comme ils le méritent. C’est pourquoi nous leur proposons de se retrouver fraternellement dans un lieu où personne n’aura le mauvais goût de leur reprocher leur choix de vie et où il fera bon rire autour du feu de notre exaltante liberté !"

Pour de plus amples informations, voici leur site web : http://nonparents.skynetblogs.be/

mardi 21 février 2012

Maman? Non merci! Sortie prévue au printemps 2012

Ça fait quand même quelques semaines que je vous dois des nouvelles de mon documentaire. Je m'excuse de mon mutisme, le montage de Maman? Non merci! occupe tout mon temps!

Mais ça avance bien et j'ai bon espoir qu'il sera terminé dans quelques mois. Si j'arrive à trouver les sous nécessaires pour le montage sonore (étape cruciale et malheureusement trop compliquée pour faire chez soi), le film devrait être prêt en juin 2012!

Il n'est donc pas trop tard pour acheter un DVD en prévente et m'aider à ce que ce documentaire entièrement auto-produit, sans aucun soutien gouvernemental (le sujet serait trop provocant, me dit-on...) puisse bénéficier d'une bonne post-production, aidant donc à sa diffusion puisque les festivals de films (où je souhaite diffuser mon film) ont des standards de qualité à respecter, ce qui rend le montage très coûteux.

Bref, pour seulement 25 $ (20 euros - incluant les frais d'envoi), vous m'aidez à compléter le film et je vous enverrai une copie par la poste (ou un lien à télécharger, si vous préférez avoir la version HD) dès sa sortie! Pour tout don de 100 $ ou plus, votre nom apparaîtra au générique !

Pour faire un don, cliquez ici!





Tout montant, petit ou généreux, est grandement apprécié !

Et ne vous en faites pas, le film se fera coûte que coûte ! Ça risque simplement de prendre un peu plus de temps que prévu si je n'arrive pas à amasser tout l'argent nécessaire pour la post-prod...

mardi 31 janvier 2012

Pour ceux qui s'ennuieraient de ma voix

Sachez que j'ai été interviewée dans le cadre de mon documentaire par Isabelle Maréchal du 98,5 FM à Montréal ce matin. L'entrevue peut être écoutée en ligne en suivant ce lien. (On peut m'entendre une dizaine de minutes après le début de l'émission qui dure environ 40 minutes. Et j'en ai profité pour parler de la Fête des non-parents et de ma gourou spirituelle, Isabelle Tilmant. Deux belles inspirations pour moi!)

Le thème de l'émission d'aujourd'hui était: "Les couples qui font le choix de ne pas être parents." Le sujet fut traité de façon très positive et Élise Desaulniers a amené beaucoup de très bons arguments d'une façon très éloquente. J'ai d'ailleurs appris lors de cette émission que la magicien Alain Choquette était childfree. Eh bien!

lundi 23 janvier 2012

Ne pas avoir d'enfants pour sauver la planète

Ce billet est une gracieuseté d'une fidèle lectrice!


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Non, non, non et non. A chaque fois que j'amène le sujet du non désir d'enfants, on me demande si c'est pour sauver la planète ou alors on m'accuse de vouloir la mort de l'espèce humaine !

Ce n'est pas ça du tout !

Je suis certes écologiste et les 7 milliards d'individus sur notre petite planète me préoccupent un peu. Mais ce n'est en aucun cas cela qui a motivé mon choix en premier lieu. (c'est que j'en ressens pas l'envie, n'allez pas chercher plus loin.)

En revanche, j'estime que l'humanité n'a pas besoin de moi pour croître et qu'il est donc intolérable que l'on me reproche de ne pas contribuer à la "survie de l'espèce" ! Nous ne sommes pas des rhinocéros ou des orang-outans, bon sang ! Mon choix personnel ne menacera en rien notre évolution démographique. Et je ne suis pas une militante antinataliste non plus: ma décision est très personnelle et je ne reproche pas à ceux qui font des enfants d'en faire.

Je demande juste à ce que, au vu du nombre d'humains sur Terre, on accepte un peu plus ceux qui font le choix d'un autre mode de vie.

Généralement ceux qui me font des reproches sont aussi ceux qui, quelques minutes après, se plaignent qu'il n'y a plus de place en crèche pour leurs gamins.

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D'ailleurs, en novembre dernier, j'ai été interviewée pour le journal Montréal Campus de l'UQAM, à ce propos. Je vous invite à lire mon témoignage et cet article à propos de ceux qui ne font pas d'enfants pour des raisons écolos : http://montrealcampus.ca/2011/11/dossier-naissance/

lundi 16 janvier 2012

Petits problèmes techniques avec les commentaires

Depuis quelques temps, j'éprouve des problèmes techniques avec l'approbation de certains commentaires qui sont rejetés au lieu d'être acceptés. Je suis vraiment désolée de ces problèmes techniques. J'ai malheureusement effacé quelques bons commentaires de cette manière. Si vous voyez que votre commentaire n'a pas été accepté en deçà de 36 heures, SVP, renvoyez-le. (Nul besoin de l'envoyer à chaque heure par contre, je suis parfois loin de mon ordinateur pendant 12 à 24 heures, mais rarement plus.) Merci de votre compréhension :)

Jean-François Mercier ne veut pas d'enfants

Plusieurs personnes m'ont envoyé cette vidéo depuis quelques mois et je me dis toujours: "Oui, il faut que je la mettre sur mon blog." Mais je procrastine et remets toujours à demain. Alors pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, voici le sketch de l'humoriste québécois Jean-François Mercier à propos de ses raisons de ne pas vouloir d'enfant.

Bon visionnement!

jeudi 12 janvier 2012

Travailler pour les enfants sans pour autant les aimer, c'est possible?

Une petite fée du nom de Sonia m'a récemment écrit pour me parler d'une réalité qui m'était tout à fait inconnue, puisque je n'oeuvre pas du tout dans ce domaine, mais qui m'a parue très intéressante et étonnante: certains auteurs et/ou illustrateurs de livres pour enfants n'ont cure de leur lectorat.

Elle m'écrit donc:


"Je trouvais cela une piste de réflexion intéressante que du fait que ces auteur(e)s écrivent ou illustrent des livres pour enfants ou pour la jeunesse, on s'imagine automatiquement qu'ils/elles adorent les enfants, et dans le cas des femmes, on est encore plus choqué lorsqu'elles avouent ne pas vouloir être mère/ et ne pas aimer les enfants.  Je vous mets le lien (même s'il est en néerlandais), avec le logiciel gratuit Systran
la traduction n'est pas trop dure :


Je vous donne quelques grandes lignes de l'article. Le titre est : 'Je n'aime tout simplement pas les enfants' - pourquoi les auteurs de livres d'enfants ne doivent pas obligatoirement aimer leurs lecteurs.

Cet article est écrit par la journaliste Joukje Akveld. Elle développe l'idée généralement admise qu'un écrivain ne doit pas spécialement aimer son public, alors que pour les enfants on semble prendre pour acquis que l'auteur/illustrateur a des affinités avec son public, vu qu'il/elle en fait son métier. Elle explique par des exemples d'auteur(e)s telle qu'Annie M.G. Schmidt (1911-1995) et d'autres auteures/illustrateurs masculins et féminins actuels, que c'est une idée reçue. Un autre exemple est l'auteure pour livre d'enfants Bibi Dumon Tak (1964) à qui on pose souvent la question pourquoi elle n'a pas d'enfants alors qu'elle écrit pour eux. Certains se lancent dans ce métier dans un esprit pédagogique, un autre auteur (masculin) dans cet article parce qu'il se trouve plus généraliste que spécialiste, un autre parce qu'il avait suivi une formation en graphisme et qu'il n'y avait de choix qu'entre la publicité et l'illustration et les livres d'enfants et qu'il n'aimait pas le monde de la publicité. Il y a des tas d'exemples amusants dans l'article, c'est dommage qu'il soit si long. Il y a par exemple une illustratrice, Noëlle Smit (sans enfants) qui raconte qu'elle essaie d'éviter de faire des présentations dans des écoles, même si ça lui rapporte beaucoup d'argent, car ça la traumatise jusqu'à la semaine d'après."

Bref, bonne lecture!

lundi 9 janvier 2012

Un nouveau genre: les films "pro-vie"

Je prends une courte pause de montage pour vous parler d'un article très intéressant, voire terrifiant, que m'a fait parvenir une amie.

Un nouveau genre de films a fait son apparition sur le marché ces dernières années: le film pro-vie.

Que pensez-vous de ce phénomène? Moi, il me fait très peur. On sait qu'il s'exerce toutes sortes de pressions incidieuses pour procréer. Les femmes averties sauront parfois éviter ces pressions, tourner en ridicule les couvertures de magazine montrant une autre star d'Hollywood enceinte, mais les plus jeunes n'ont pas toujours l'expérience de vie nécessaire pour ne pas en payer les frais. Quand des films pour adolescentes se montrent pro-vie, je redoute une génération de jeunes filles mères. Bien que je comprenne qu'il y ait d'excellentes raisons d'avoir des enfants, en avoir parce que "c'est cool" et que "toutes mes amies le font" doit bien rester une des raisons les plus connes et immatures... et malheureusement, ces termes peuvent également s'appliquer aux gens qui aiment Twilight...