dimanche 8 mai 2016

Arrêtez d'essayer de m'inclure dans votre Fête des mères, ça ne me concerne pas

Je ne suis pas mère. Ni d'enfants, ni de chats.
Je refuse cette notion qu'il faille que toutes les femmes soient maternelles et que même sans enfants, nous le soyons envers nos animaux de compagnie, nos ami.e.s, nos conjoint.e.s
Je ne suis pas mère.

Je ne suis pas maternelle.

Je suis une excellente amie. Je suis loyale, fidèle, remplie d'amour, câline, attentionnée. Ces mots ne sont pas synonymes de maternelle ni de femme. C'est simplement moi. D'autres sont différentes.

Être mère, c'est autre chose et c'est un titre et une vie que je refuse et qui ne m'intéressent tout simplement pas.
Fêtez les mères autant que vous le voudrez, aujourd'hui - et tous les autres jours de l'année -, moi, je me contente avec plaisir de la Fête des non-parents* qui me représente mieux.
Signé,
Une fière non-maman.

*Je ne sais pas si j'organiserai une Fête des non-parents, cette année. Je manque vraiment de temps. Ceci dit, tout le monde peut en organiser une, ce concept n'appartient à personne et donc tout le monde peut se l'approprier.

10 commentaires:

Anonyme a dit...

Bonjour, je comprends si vous n'avez pas le temps d'organiser une fête des non-parent cette année. Mais je me demande si il y a une journée que que l'on peut considérer comme la fête des non-parents. Par exemple, à chaque année la fête des mères est le deuxième dimanche de Mai, quel est donc la journée de la fête des non-parents? Nous, non-parents, devrions choisir une journée de fête des non-parents, qui restera la même journée chaque année.

Enfin, j'aimerais aussi ajouter ceci: ceux et celle qui font le choix dans la vie d'avoir un enfant font ce choix qui leur appartient. Je n'ai jamais compris pourquoi il y avait une fête dédié à ce choix qu'ils font, comme pour les récompenser d'avoir choisi d'avoir des enfants, comme si le fait de choisir de ne pas en avoir était un mauvais choix. Alors que pourtant, il ne devrait pas y avoir de bon choix et de mauvais choix. Chacun est libre de choisir ce qu'il veux, et tous devrait être fêté également lorsque leur choix d'avoir ou ne pas avoir d'enfant est décidé. Nous devrions nous aussi avoir droit à notre fête de non-parents une fois que nous avons fait le choix officiel de ne pas vouloir d'enfant. C'est une simple question d'égalité, de justice. Ceux qui diront que la fête des non-parents est ridicule devrait trouver que la fête des mères/pères l'est tout autant, puisqu'il n'y a aucune raison de justifier que l'un de ces choix de vie mérite d'être célébré, et que l'autre ne le mériterait pas. Une fête des non-parents pour tout ceux et celle qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfant devrait être officiellement reconnu par tous. Faisons évoluer les mentalités!! Ceux et celle qui ne prenne pas cela au sérieux sont les responsable du pourquoi je ne prendrai pas au sérieux la fête des mères et des pères tant et aussi longtemps que cela ne sera pas reconnu également. Le jour ou on me souhaitera une joyeuse fête des non-parents sera le jour ou je pourrai souhaiter la fête des mères et des pères à ceux qui me souhaiteront la fête des non-parents.

Un non-papa et fier de l'être.

Magenta Baribeau a dit...

Par le passé, la Fête des non-parents a été célébrée, tant en Belgique qu'à Montréal, entre la Fête des Mère et celle des Pères. Il n'y a pas de date officielle, ça dépend de la disponibilité de l'organisatrice ou organisateur. Cette organisation se veut anarchiste et libre et refuse d'être coulée dans le béton.

Aux États-Unis, des gens célèbrent le jour des non-parents (Childfree Day), le 1er août.

Anonyme a dit...

Bonjour!

Je trouve vraiment très chouette cette idée de Fête des Non-parents (bon, globalement d'ordinaire je suis plutôt surtout contre les fêtes en général, parce qu'elles ont fini par n'être plus que des "fêtes pour consommer". mais bon, passons sur ce thème-là et partons du principe que c'est un moment purement/intrinsèquement festif avec rien de commercial caché).
1. parce que je suis non-mère (pas par choix à priori, mais bon je finis par me poser la question...!!) et que j'ai aussi envie d'être fêtée (ben oui, marde alors, pourquoi cette ségrégation?)
2. parce qu'il y en a que pour les parents (noël fête des enfants et de la "sainte" famille, les mères et les pères ensuite, et les grands-mères aussi deux mois avant...par contre pas de fête des grands-pères au calendrier français....pourquoi???)
3. parce qu'un peu à la manière des gays-pride et autres prides en tout genre, et bien j'y verrais là une façon, un moment dédiés pour "afficher", revendiquer -sans vouloir donner une connotation vindicative non plus-, sinon promouvoir, du moins montrer aux yeux de tous, que oui, on peut et on a le droit de choisir un modèle de vie "différent" de ce qui est une majorité,et qui n'est ni mieux ni pire, mais qui est, tout simplement!
(bref en me relisant je me demande si derrière mes propos ne se cachent pas un besoin de reconnaissance...Ha! et quand bien même!! -sourire-)

une femme de 40et+, non-mère, ni fière ni pas fière de l'être, mais qui revendique pour chacun le droit de s'affirmer et d'être considéré pour ce qu'il est ou veut être. (ça fait une longue signature, hein!)

ps: Et je voulais souhaiter une très bonne fête au Monsieur anonyme du commentaire précédent!

Jamed Lavy a dit...

Je suis pratiquement aussi petfree que childfree (l'une de mes raisons étant que je me vois mal imposer mon mode de vie à un être qui n'a rien demandé), et il est vrai que cette manière de chercher à nous coller un rôle de mère est épuisant au possible. En tant que femmes on doit déjà toujours jouer les rôles de serpi, euh... médiatrices sociales et se la fermer face à des injures qui sont en fait des blagues (vraiment on n'a rien compris ! Allez souris bibiche !)... et en plus il faudrait pouponner, materner des hommes, des enfants ou que sais-je ? Non, nous sommes des êtres humains à part entière, point barre. Vivement la fête des stérilisé-es aussi par exemple, parce que c'est un combat, qu'on a eu mal et du mal à se faire accepter, et qu'on doit souvent taire cet acte sous prétexte qu'il est tabou et qu'il fait peur aux gens.

sandrine a dit...

Je suis maman de deux pépettes, et j'avoue que jusqu'à les avoir je trouvais aussi ridicule de devoir fêter les mères ; encore un coup commercial !
Mais aujourd'hui j'ai totalement changé d'avis lorsque je vois la fierté de mes amours lorsqu'elles ont préparé pendant un certain temps LEURS cadeaux ! Et oui, je peux le dire sans honte, chaque fois je me fais avoir et verse ma petite larme !
Alors fête des mères ou pas, l'essentiel est de trouver SON bonheur ! Le mien, je ne le changerai pour rien au monde !

Anonyme a dit...

Je découvre votre blog et vous en félicite. Le non-désir d'enfants est aussi présent chez les hommes, et le fait d'arriver à l'âge mûr sans progéniture dans une société où la plupart de vos semblables se réjouissent de leur petite famille, enfants, petits-enfants, vous soumet aux mêmes pressions et interrogations oiseuses. Vous n'avez pas eu d'enfants ? C'est que vous êtes gay, que vous êtes égoïste, asocial, pas "normal", que "quelque part" vous avez raté votre vie sentimentale.
Au sein de ma famille même j'ai été mis à l'écart pour n'avoir pas souhaité perpétuer et le sang et le nom, et n'avoir jamais voulu m'inscrire dans aucune espèce de tradition, de conformisme.
J'ai des mômes autour de moi, ceux de mon ex-belle-famille, avec qui je suis resté proche. Ils m'apprécient et je les apprécie, mais les regarder vivre et grandir me conforte dans la conviction que j'ai depuis l'adolescence, que je ne suis pas fait pour être père.
Après il y a bien sûr les inévitables questionnements quant au devenir, l'âge venant. La promesse d'une solitude de vieillard qui sera d'autant plus difficile à vivre que ma solitude présente est quelquefois intolérable. Le fait aussi que n'avoir pas procréé vous met toute votre vie au ban d'une société nataliste. Jen fais l'expérience à chaque fois que je rencontre une femme de mon âge, le milieu de la cinquantaine. Dès que le sujet est abordé, la suspicion s'installe. Comment envisager une relation avec un type qui n'a pas fondé de famille, et qui par là, n'a pas d'attaches ?

Jamed Lavy a dit...

Je pense qu'on peut se sentir très seul-e en compagnie d'enfants. Enfin personnellement j'ai déjà cette sensation avec des ami-es parfois (ce qui je pense est quelque part humain) alors avec des êtres vis à vis de qui on n'a pas forcément d'affinités ou qui auront résisté à nos exigences de modelage... je n'imagine même pas ! Quant au ban, ma (non) foi, nous ne perdons pas grand chose à le connaître celui-là. Mais je comprends, c'est parfois difficile de se sentir un peu seul-e au monde dans sa marginalité (somme toute relative mais pour certaines personnes il en faut peu).

Envisager une relation avec un type qui n'a pas fondé de famille je ne vois pas trop ce que ça peut faire, si j'étais obligée de vivre en couple j'aimerais déjà beaucoup mieux ça qu'autre chose, après je ne suis pas dans la tête, les goûts et les mœurs de beaucoup du coup le problème que ça peut causer m'échappe un peu à vrai dire.

Eremita a dit...

Moi aussi je m'en crisse d'avoir des kids. J'ai d'autres choses à m'occuper. J'aime apprendre des choses aux enfants, mais en avoir, non, même chose pour ma femme.

Zoë D. a dit...

Bonjour,

Je me permet de proposer sur votre blog un questionnaire de l'historienne Yvonne Knibiehler, avec qui je travaille, qui concerne également les personnes ne désirant pas d'enfant. Je vous copie ci-dessous l'appel à témoigner, et je reste à votre disposition si vous êtes intéressée par les résultats (nous avons pour le moment 282 réponses et environ 30% de personnes ne désirant pas avoir d'enfant, ce qui démontre d'une évolution forte de la société, en tout cas chez les jeunes, qui n'est pas, je pense, suffisamment étudiée par la société).

Appel à témoigner (hommes/femmes/non binaires/LGBT/childfree...)

L’association Demeter-Core a été cofondée par Yvonne Knibiehler, historienne des femmes et de la maternité. Nous lançons une nouvelle enquête pour appréhender les mutations en cours sur le thème : DONNER LA VIE.

Nous recherchons des hommes et des femmes, peu importe leur orientation sexuelle, peu importe qu'ils ou elles veuillent des enfants ou non. (Nous manquons de participations masculines et de membres de la communauté LGBT, vous pouvez partager le questionnaire).

Cette enquête n'a pas pour but d'établir des statistiques, mais de recueillir des opinions. Pour comprendre l'évolution des comportements, nous avons besoin de réponses explicites, détaillées (pas seulement oui ou non).

Les réponses nous permettront de discuter des grands axes qui reviendront et de mettre en place plusieurs conférences sur les thèmes que vous aurez soulevé avec des spécialistes dans chaque domaines. Ces conférences se tiendront à Aix en Provence dans le courant de l'année 2017 mais seront filmées et postées sur Youtube sur la chaîne de Madame Knibiehler, Demeter-Core. Vous pouvez également nous retrouver sur Facebook.

D'autre part les participant.e.s seront tenu.e.s informé.e.s par mail des résultats de l'étude.

Vous pouvez remplir le questionnaire en ligne :
https://goo.gl/forms/zf3WCF9Xja86WZr22

Merci à toutes et à tous!

Berlherm E a dit...

Fêter ma mère! Je ne vois pas pourquoi je fêterais la criminelle qui m'a imposé d'exister pour la servir, pour souffrir et pour mourir. Car fabriquer une existence est un véritable crime. Fabriquer une personne est un crime selon la loi (obligation d'exister tel qu'on est et où l'on nous installe sans recours, mise en danger de la vie d'autrui, souffrance imposée, esclavage de fait, condamnation à mort, chantage de la loi et menaces armées de la justice, et pour les très nombreux croyants, menace de l'enfer, association obligatoire, etc.)

La fabrication d'une existence ne sert que ceux qui existent déjà, personne ne maitrise cette fabrication aléatoire lancée et faite à l'aveugle, conclusion la fabricante est soit un animal ou une idiote, soit une négrière (un négrier) ou un sadique.

On ne se reproduit pas, on fabrique une personne en lançant sa construction (copulation) par un mécano alimentaire totalement automatique, aléatoire et infiniment dangereux pour la personne fabriquée. Il est normal de copuler et de subir les conséquences de la reproduction pour un animal. Il est immonde de fabriquer une personne, et de la fabriquer dans ces conditions (pour un être supposé intelligent).